Grand froid : quelles sont les conséquences sur les métiers d'extérieur ?

En cas de grand froid, les maraîchers et les horticulteurs subissent les conséquences des températures extrêmes. Ils ne sont pas les seuls, les travailleurs en extérieur aussi. Comment sont-ils protégés ? Quelles sont les obligations des employeurs ? 

Attention grand froid

Depuis dimanche 25 février, la France subit une vague de grand froid et le Centre-Val de Loire n'est pas épargné. Au plus bas, les températures peuvent descendre jusqu'à -6 degrés. Les travailleurs en extérieur et les agriculteurs doivent s'adapter, les premiers mettant leur santé en danger, les seconds risquant de perdre une partie de leur production hivernale, notamment les maraîchers. 


Les maraîchers s'organisent

Dès vendredi dernier, les maraîchers de la région ont anticipé. Certains ont arraché les poireaux en amont par exemple. 
Pour le reste, un système de chauffage à minima (5 degrés) est mis en place sous serre pour protéger les plantes les plus sensibles au froid. D'autres ont disposé un voile de forçage, une très fine protection qui protège les cultures 


Les travailleurs en extérieur s'adaptent

Les travailleurs les plus touchés par le froid travaillent généralement dans le BTP, les transports, les travaux agricoles. Ils sont ouvriers agricoles ou forestiers. Ils assurent l'entretien des routes ou des voies ferrées. Ils sont éboueurs ou encore commerçants travaillant sur des étalages extérieurs. Avec le froid, ils peuvent ressentir une fatigue accrue ou une perte de dextérité qui peut provoquer directement ou indirectement des accidents. Les effets sur la santé touchent le corps dans son ensemble ou seulement les parties exposées, des simples engourdissements jusqu’aux gelures.

•L’effet le plus sérieux reste l’hypothermie. Il survient lorsque le corps ne parvient plus à réguler sa température interne. Ses conséquences peuvent s’avérer dramatiques : troubles de la conscience, coma, décès.

•Le travail au froid augmente également les risques de troubles musculo-squelettiques.

Les mesures de prévention 

Des mesures de prévention adaptées permettent de réduire le nombre d’accidents et de troubles liés au travail au froid. Les plus efficaces consistent à éviter ou à limiter le temps de travail au froid. Le travail peut être également organisé différemment. Concernant la protection vestimentaire, il est préférable de porter plusieurs couches de vêtements qu’un seul vêtement épais ; la tête et les mains doivent être protégées. 

Selon l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, à partir de -5°C, il y a «un risque immédiat pour les travailleurs exposés». Ce seuil est également celui choisi par le gouvernement dans le cadre du compte pénibilité, dont l'un des critères porte sur les «températures extrêmes».
www.inrs.fr

Les employeurs ont l'obligation de protéger leurs employés

L'employeur a l'obligation de protéger leurs salariés de conditions climatiques trop rudes. Il est tenu par le code du travail (article L 4121-1 et suivants) de prendre «les mesures nécessaires» pour «protéger la santé physique» de ses salariés et de les adapter au «changement des circonstances», notamment climatiques. Il lui faut élaborer en conséquence un plan d'actions à activer en cas de grand froid. 

Les mesures à mettre en place

Le salarié travaillant en extérieur doit avoir accès à un local chauffé pour se reposer, pouvoir disposer de boissons chaudes, sécher ses vêtements ou encore stocker ceux de rechange (note interministérielle de novembre 2017). En plus de fournir les vêtements et protections nécessaires (gants, passe-montagnes, lunettes, etc...), le patron doit prévoir «un régime de pauses adapté et un temps de récupération supplémentaire après des expositions à des températures très basses».
Dans le BTP, les employeurs peuvent choisir d'interrompre des chantiers.  
Les conséquences les plus graves

• L’hypothermie
Lorsque la température du corps descend en dessous de 35°C, les fonctions vitales sont en danger. Difficile à détecter dès le début, l’hypothermie touche d’abord les plus fragiles : personnes âgées ou sous traitement médicamenteux, nourrissons. Les premiers symptômes : une prononciation saccadée, une difficulté à marcher, une perte de jugement, puis confusion mentale ; une perte de coordination des membres ; un engourdissement progressif ; une perte de connaissance, puis un coma.

• Les engelures
Ces gelures superficielles de la peau doivent être traitées rapidement avant de dégénérer en gelures. La peau se colore en blanc ou en jaune-gris et devient anormalement ferme ou malléable. On ressent un léger engourdissement, mais pas de douleur dans cette zone.
Non traitées, les tissus atteints deviennent noirs et peuvent se briser en cas de contact.
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