Indre-et-Loire et Cher : l'entreprise sous-traitante dans l'aéronautique Mecachrome pourrait licencier 270 personnes

Vendredi 25 septembre, la direction de Mecachrome, une entreprise sous-traitante d'Airbus, a annoncé la suppression de 110 postes à Amboise en Indre-et-Loire et de 160 postes à Aubigny-sur-Nère dans le Cher. En tout, 306 emplois pourraient disparaitre sur toute la France

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C'est une annonce que les salariés du groupe Mecachrome redoutaient depuis des mois. Vendredi 25 septembre, le groupe Mecachrome, leader européen de la fabrication de pièces pour l’industrie aéronautique et sous-traitant d'Airbus, a présenté un plan de suppression de 306 emplois aux syndicats de l'entreprise, lors d'une réunion du comité social et économique (CSE). Le groupe emploie actuellement 971 salariés en France.

Le groupe prévoit de supprimer 270 emplois en Centre-Val de Loire

En Centre-Val de Loire, 110 emplois sont menacés à Amboise dans l'Indre-et-Loire et 160 à Aubigny-sur-Nère dans le Cher. Le siège, situé à Amboise, devra quitter la ville pour s'installer à Toulouse, d'ici la mi-2021. Le plan de licenciement devrait prendre effet à partir de  janvier 2021. La direction avait prévenu qu'elle travaillait sur un plan social, mais les salariés ne s'attendaient pas à un chiffre aussi important. 

"On s'attendait à cette annonce", explique Jacky Chauvière, élu du CSE et délégué syndical FO, "mais pas avec autant d'ampleur".

La direction a par ailleurs expliqué aux élus qu'elle mettrait en place le chômage partiel longue durée pour plus de la moitié des 110 postes concernés sur Amboise. Mais la mesure est insuffisante pour le syndicaliste : " On va se battre pour les cinquante autres postes. On voudrait aussi que la direction mette en place des départs volontaires, ce qui n'est pas prévu dans le plan aujourd'hui".
Cinq réunions de négociation sont prévues avec les syndicats d'ici au 14 décembre. 

Le secteur de l'aéronautique touché de plein fouet

Mecachrome était engagé depuis plusieurs mois dans une procédure de sauvegarde de l'emploi à travers une conciliation au tribunal de commerce d’Orléans (Loiret). En mai dernier, pour faire face à la crise sanitaire, l'entreprise avait bénéficié d'un re-financement avec un prêt garanti par l'Etat à hauteur de 110 millions d'euros. Mais la crise dans l'aéronautique touche tous les acteurs du secteur. Le groupe Airbus a annoncé en juillet dernier prévoir la suppression de 15.000 postes dans le monde, dont 5.000 en France. Il a entraîné les sous-traitants dans sa chute. 
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