39 postes supprimés dans une entreprise de métallurgie au sud de Tours

C’est la fin d’une époque à Descartes. Dans cette petite ville du bassin ouvrier du Sud Touraine, l’entreprise Barbot CM, installée depuis 100 ans, se voit obliger de fermer les portes de son atelier de fabrication. Une décision douloureuse pour les employés, mais sans surprise.
 
Descartes en Indre et Loire.
Descartes en Indre et Loire. © F3CVDL
En 1920, Charles Barbot créait une entreprise spécialisée dans la construction de structures de bâtiments en bois, puis en métal. Mais 100 ans plus tard, la société Barbot CM (Constructeur Métallique) se voit obligée de fermer les portes de son atelier de fabrication situé à Descartes, au sud de Tours. Un déchirement pour ses employés.

Une entreprise en crise depuis des années

Le 1er décembre 2020, 39 des 85 employés du site descartois seront officiellement licenciés. Quant aux 30 salariés du site de production de Maxilly-sur-Saône, près de Dijon, 6 d’entre eux seront priés de plier bagage.

La raison ? Un effondrement du chiffre d’affaires, une baisse de production continue et une concurrence accrue, et ce, depuis des années. La crise sanitaire actuelle ne venant en rien arranger tout cela. Un "coup de grâce" selon Anne Baranger, responsable des ressources humaines de Barbot CM.  

Effondrement d’un pan de l’histoire ouvrière de Descartes

"Nous discutons depuis le mois de juin avec les délégués syndicaux. Ce n’est pas une surprise pour les employés. Ils savaient que le site de Descartes était en perte de vitesse", poursuit-elle.  

Pas de surprise peut-être, mais qui n’enlève en rien la profonde déception des salariés. "Les gens de cette commune ont un attachement profond à cette entreprise. Pour certains, leurs parents y travaillaient avant eux. C’est une partie de la culture ouvrière de Descartes qui se délite. C’est un véritable déchirement pour eux", regrette Marc Angenault, vice-président du développement économique de la communauté de communes Loches Sud Touraine.  

Tout n’est pas perdu

Mais tout ne disparaît pas insiste Anne Baranger : "Nous conservons les services commerciaux, les conduites de travaux et les fonctions administratives." Le site de Maxilly-sur-Saône devenant ainsi le seul atelier de fabrication de l’entreprise en France.  

Pour l’heure, un tiers des 39 salariés descartois licenciés bénéficieront d’un plan de pré-retraite de 3 ans. Les autres seront reclassés et accompagnés pendant 14 mois par Pôle Emploi pour trouver une formation ou un nouveau travail.  

Par ailleurs, le plan de sauvegarde de l’emploi prévoit la création de 8 postes pour les ouvriers de Barbot CM dans une entreprise à Tours (Fayat Métal Grand Projet), spécialisée dans les gros chantiers.  

 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
crise économique économie