Carte – Les résultats du 1er tour des élections législatives 2022 en Indre-et-Loire

Publié le Mis à jour le
Écrit par Thomas Hermans, Clara Robert-Motta et Romane Sabathier

Suivez les résultats du premier tour des élections législatives dans les cinq circonscriptions de l'Indre-et-Loire.

Après la victoire d’Emmanuel Macron au scrutin présidentiel en avril dernier, les électeurs se sont rendus aux urnes ce dimanche 12 juin, pour déterminer quels députés allaient les représenter à l’Assemblée nationale, et donner (ou non) une majorité au président de la République et à son gouvernement.

Nous vous proposons de découvrir comment les habitants des cinq circonscriptions d’Indre-et-Loire ont voté pour ce premier tour des élections législatives 2022, et s’ils ont voté. L’abstention en 2017 avait atteint 48,61% dans le département au premier tour.

Traditionnellement, le RN empoche ses moins bons scores régionaux en Indre-et-Loire. Dans le département, quatre des cinq députés sortants font partie de la majorité présidentielle. Détentrice de trois circonscription sur la mandature 2012-2017, la gauche espère bien faire un comeback.

La 1ère circonscription 

Cette circonscription 100% urbaine regroupe la quasi-totalité de la ville de Tours. Une ville qui a élu un maire écologiste en 2020, et qui confirme : le candidat écologiste Charles Fournier (Nupes) arrive largement en tête, avec 39,60% des voix. Il devance le député sortant Renaissance (ex-LREM) Philippe Chalumeau, et ses 27,38%. 

Les Républicains sont loin derrière, Olivier Lebreton n'empochant que 11,85% des suffrages. Le RN réalise un de ses pires scores de la région, et son candidat François Ducamp arrive quatrième avec 9,3%. 

Majoritairement jeune et diplômé, l’électorat tourangeau avait élu Philippe Chalumeau, marcheur de la première heure en 2017. Si celui qui brigue un deuxième mandat sous la bannière de la majorité présidentielle Ensemble avait obtenu 36,29% des voix au premier tour en 2017, il doit composer avec une concurrence réaménagée ce coup-ci.

Forts de l’élection du maire de Tours, Emmanuel Denis, les écologistes ont pu imposer leur candidat, Charles Fournier, pour la Nupes, l’alliance des gauches (LFI, le PS, le PC et EELV) plutôt qu’un insoumis dont le parti a fait de bons scores à la présidentielle (30,9% au premier tour). Sur les neuf candidats, deux autres se réclament de l’écologie, Inès Laurent de Liberté Ecologie Fraternité et Bertrand Rouzier sans étiquette mais issu de la majorité municipale.

Le candidat de la droite (LR-UDI) est une personnalité connue des Tourangeaux, car dans l’opposition au conseil municipal. L’extrême droite présente deux candidats pour Reconquête et le RN. Le Parti animaliste et Lutte ouvrière ont eux aussi proposé une candidature.

La 2e circonscription 

La 2e circo, c'est le nord-est, c'est Amboise, Bléré et Château-Renault, le Vouvray et les banlieues aisées de Tours, côté Rochecorbon. Sans surprise, le député sortant Renaissance Daniel Labaronne arrive largement en tête avec 32,4%, et se retrouvera au second tour face à Christelle Gobert, insoumise et gilet jaune représentante de l'union de la gauche, qui empoche 25,82% des suffrages. Sur une circonscription où la gauche sous-performe par rapport au reste du département (18,7% pour Mélenchon au premier tour).

Les deux candidats devancent Christophe Guestault, du Rassemblement national, qui réalise un score historique pour l'extrême-droite dans le département avec 21,93%. En 2017, Daniel Labaronne (LREM) avait ravi le territoire aux Républicains, obtenant 37,42% des voix au premier tour. Ce dimanche 12 juin, Svetlana Nicolaeff, des Républicains, n'est que quatrième avec 7,77% des voix, loin derrière la troisième place. 

Terre de droite, où les maires des principales communes sont LR ou divers droite, Les Républicains espèraient pourtant bien reprendre leur dû. Ils y ont investi Svetlana Nicolaeff, professeur des écoles, tourangelle de naissance et illustre inconnue dans la sphère publique de la circonscription. Face à son score très faible, il semblerait que Les Républicains subissent toujours le contrecoup de la contre-performance de Valérie Pécresse à la présidentielle.

La 3e circonscription

La troisième circonscription d'Indre-et-Loire est la seule du département à avoir résisté à la vague macroniste en 2017. Comprenant Loches, Chambray-lès-Tours ou encore Montbazon, la 3e a tout de même basculé, du Parti socialiste à l'UDI, Sophie Auconie ravissant le territoire à Marisol Touraine. 

Cette dernière avait pourtant fait le break au premier tour, avec 28,54%, devant les 20,02% de Sophie Auconie. Début 2021, la députée UDI démissionnait pour raisons de santé, laissant sa place à sa suppléante Sophie Métadier.

Mais l'embellie aura été de courte durée pour cette dernière, puisque la député sortante est éliminée dès le premier tour ce dimanche 12 juin.

Henri Alfarandi (Horizons-Ensemble) et Roxanne Sirven (LFI-Nupes) se qualifient en effet pour le second tour, avec respectivement 25,26% et 24,15% des suffrages exprimés. Sophie Métadier n'est donc que 3e avec 20,81%, talonnée par Irène Protin du Rassemblement national (19,59%).

Sophie Métadier, ancienne maire de Beaulieu-lès-Loches, conduisait l'union de la droite (UDI et LR) dans la circonscription. Face à elle, la majorité présidentielle mise sur le mouvement Horizons, fondé par Edouard Philippe, et y a investi Henri Alfandari, conseiller départemental. Côté Nupes, l'insoumise syndicaliste Roxane Sirven porte l'union de la gauche.

La 4e circonscription

La circonscription était indécise au premier tour, elle le sera au second. Le territoire correspond au quart sud-ouest de l’Indre-et-Loire, comprenant notamment Chinon, Ballan-Miré, et l’agglomération tourangelle, côté Joué-lès-Tours. Ce soir, la députée sortante LREM Fabienne Colboc arrive en tête avec pile 30% des voix, devançant très légèrement le socialiste Laurent Baumel, candidat de la Nupes, et ses 29,55%. Les deux sont qualifiés pour le second tour.

Candidat du RN, Jean-François Bellanger n'emporte que 19,85% des voix et arrive 3e. Il devance Sophie Lagrée (LR, 9,55%), Olivier de La Ferté (Reconquête, 4,19%) et Caroline Deforge (Liberté Ecologie Fraternité, 4,06%).

En 2017, investie par En Marche, Fabienne Colboc s’était imposée face à Hervé Novelli, candidat LR, emportant plus de 58% des voix. Le député sortant PS d’alors, Laurent Baumel, faisait les frais de la vague macroniste. Cinq ans plus tard, Fabienne Colboc tente de garder son siège, tandis que Laurent Baumel aimerait bien le reprendre.

La circonscription est considérée comme gagnable par le PS, qui a obtenu la certification Nupes pour l’ancien député à nouveau candidat. Fabienne Colboc et Laurent Baumel ont en tout cas un autre point commun : avoir perdu aux municipales à Chinon en 2020. Elle dès le premier tour, et lui au second. Le maire de la ville, Jean-Luc Dupont, était d’ailleurs pressenti pour représenter Les Républicains aux législatives. C’est finalement Sophie Lagrée, une de ses adjointe, qui a été choisie par la commission d’investiture du parti. 

Rassemblement national, Reconquête, Lutte ouvrière, Animalistes, écologistes indépendants… sept autres candidats sont également en lice dans la circonscription.

La 5e circonscription

La cinquième circonscription d’Indre-et-Loire s’étend de Saint-Cyr-sur-Loire à Bourgueil. Un territoire à la fois rural et urbain, où le Rassemblement National a réalisé quelques percées lors du premier de l’élection présidentielle. Ce qui se confirme ce dimanche soir : Ambre Louisin, la candidate RN, se qualifie pour le second tour avec 21,08%. Elle arrive deuxième derrière la députée sortante MoDem Sabine Thillaye, et ses 29,15%.

Françoise Langlade (PCF-Nupes) loupe de peu le coche, et arrive troisième avec 19,38%. Les Républicains et leur candidat Fabrice Boigard suivent, avec 13,45%.

En 2017, Sabine Thillaye, alors investie par La République En Marche, remporte le scrutin avec une confortable avance, récoltant 58,29% des voix au second tour. Originaire d’Allemagne, l’ancienne membre du conseil d’administration du MEDEF Touraine, est une européenne convaincue. A mi-mandat, elle refuse de céder son fauteuil de ministre, comme le voulait son groupe à l’Assemblée Nationale, ce qui lui a coûté son éviction de la majorité. Elle bénéficie cependant du soutien de la majorité présidentielle pour cette élection. 

Face à elle, Fabrice Boigard, candidat Les Républicains, souhaitait rejouer le match. Il y a cinq ans, il avait perdu cette circonscription, historiquement aux mains de la droite depuis 1993. Il est d’ailleurs premier adjoint à la mairie de Saint-Cyr-sur-Loire, commune où réside sa rivale de 2017. 

En 2017, la majorité présidentielle avait fait un quasi-carton plein en Indre-et-Loire, en ravissant deux circonscriptions aux socialistes, et deux autres aux Républicains. La seule qui échappait à LREM, la troisième, a basculé du PS à l'UDI.

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