Coronavirus : « 1000 cafés » ... et une épicerie improvisée !

Le P’tit Saint-Pierre, à Cérelles (Indre-et-Loire), devait être le premier établissement de l’opération « 1000 cafés » à ouvrir en Centre-Val de Loire, le 15 mars dernier. Avec la crise du coronavirus, les gérants ont dû s’adapter. 

Le premier café des "1000 cafés" devait ouvrir le 15 mars dernier à Cérelles. Crise oblige, les co-gérants ont transformé l'établissement en épicerie.
Le premier café des "1000 cafés" devait ouvrir le 15 mars dernier à Cérelles. Crise oblige, les co-gérants ont transformé l'établissement en épicerie. © Véronique Berger et Jérémy Dubois
« Nous avons ouvert l’épicerie le 28 avril dernier. L’espace prévu pour l’épicerie a été agrandi côté bar avec une partie fruits et légumes. Nous faisons une partie "pizza à emporter". On commence à avoir nos habitués, ça ne vaut pas la restauration et le bar, mais c’est un premier pas. » explique Véronique Berger, co-gérante du « P’tit Saint-Pierre » situé à Cérelles (Indre-et-Loire). 

Nous leur avions rendu visite juste avant la promulgation du confinement, en pleine installation du mobilier du restaurant, loin de s’imaginer de ce qui allait se produire ensuite. 
L’ouverture du bar restaurant était alors prévue le dimanche 15 mars, jour du premier tour des élections municipales. Cela devait être le tout premier café de l'opération "1000 cafés" à ouvrir en Centre-Val de Loire. 

Cela nous a mis un petit coup au moral … Nous devions d’abord ouvrir le bar et le restaurant. Pour l’épicerie, cela devait se faire au fur et à mesure, en rencontrant les producteurs, mais tout a été repensé. 

Véronique Berger et Jérémy Dubois avaient tous les deux quitté leur poste dans la grande distribution pour se consacrer corps et âmes à ce projet. Elle devait être en cuisine et lui, derrière le bar :
« Financièrement, c’est un peu tendu car nous avons quitté nos CDI et notre employeur avait refusé de nous faire une rupture conventionnelle. Nous nous sommes retrouvés sans revenus... Nous avons attendu de voir s’il y avait des aides mais nous ne rentrons dans aucune case pour en bénéficier. »

 

Véronique Berger accueille les clients dans son bar restaurant transformé en épicerie
Véronique Berger accueille les clients dans son bar restaurant transformé en épicerie © Véronique Berger

 

Des produits locaux pour l’épicerie

C’était l’objectif initial. Avoir des produits locaux pour l’épicerie. « Nous avons miel, confitures, jus de pomme, fromages de chèvres locaux … et cela fonctionne très bien », le tout agrémenté de quelques produits de première nécessité. 

Pourquoi avoir attendu le 28 avril ? 
« Nous avions seulement un tiers du rayonnage rempli au début, donc ce n’était pas possible d’ouvrir avec si peu de produits. Nous avons voulu aller nous approvisionner mais c’était la cohue partout, on ne trouvait rien. » 
Ensuite, il y a eu ce « pic d’épidémie », « on s’est dit que ce n’était pas forcément le meilleur moment pour ouvrir. » déclare Véronique Berger. 
Les deux co-gérants ont dû attendre que la situation soit plus gérable au niveau des fournisseurs. 

 

Des fruits et légumes remplacent les tables de restaurant au P'tit Saint Pierre de Cérelles.
Des fruits et légumes remplacent les tables de restaurant au P'tit Saint Pierre de Cérelles. © Véronique Berger



Décision prise pour l’ouverture, « en trois jours, nous avons tout installé. » termine Véronique Berger.
Un départ bien différent de ce qui était prévu à l’origine, mais un départ quand même. Pour le plus grand bonheur des habitants. 

Infos pratiques : Le « P’tit Saint-Pierre » est ouvert le matin, du mardi au dimanche entre 8h et 13h et les mardis, jeudis et vendredis de 15h30 à 17h30. Possibilité de livraison si les personnes ne peuvent pas se déplacer.

 


 
Qu’est-ce que l’opération « 1000 cafés » ? 
L’opération "1000 cafés" lancée par le Groupe SOS contribue à la revitalisation des petites communes rurales en ouvrant 1000 cafés dans 1000 communes de moins de 3500 habitants. Les 24 premières communes sélectionnées par le projet avaient été dévoilées mi-janvier après plus de 500 candidatures. En Centre-Val de Loire, deux cafés étaient concernés : à Cérelles et à Baccon dans le Loiret. 
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