Secrets de tournage, anecdotes marquantes : dans les coulisses de la série HANDICOPS

Publié le

Un tournage express, des fous rires, l'osmose de toute une équipe de comédiens professionnels… On vous emmène dans les coulisses de la série HANDICOPS, disponible en ligne sur la plate-forme france.tv dès le samedi 12 novembre.

Briser les clichés véhiculés autour du handicap tout en sortant de l'ordinaire. En faire une fiction, sous forme de comédie, en format court. Le projet était ambitieux. "C'est assez spontanément qu'on s'est tourné vers moi", raconte Alexandre Philip. 

Celui que l'on connaît notamment pour son rôle dans la série Vestiaires (France 2) a donc été approché, dans le courant du premier semestre 2021. "Je suis venu avec plusieurs idées. C'est celle là qui a plu", explique l'auteur, réalisateur et acteur. 

Après l'idée, trouver les comédiens

L'idée, justement, de cette série portée par France 3 Centre-Val de Loire, avec notamment le soutien de Ciclic Centre-Val de Loire, et produite par Portrait Robot ? Celle d'une brigade de police entièrement constituée d'agents en situation de handicap. Pour cela, Alexandre Philip a tenu à faire appel à des comédiens professionnels.

Lors du casting, une trentaine de personnes se présentent. Parmi elles, de véritables révélations. Et, pour d'autres, les choses s'avèrent plus compliquées. "J'ai eu des comédiens et des comédiennes qui sont venues un peu les mains dans les poches, sans connaître le texte", se souvient Alexandre Philip. 

Je n'ai pas galéré à trouver mes acteurs. Il y en avait un super, qui joue dans une série Canal. Mais j'ai trouvé encore mieux

Alexandre Philip, créateur de la série HANDICOPS

Exigeant, il fait son choix et trouve des perles rares. Il se souvient notamment de la prestation de Nadine Moret. "Elle a défoncé l'audition, j'étais mort de rire. Elle sort du Conservatoire de Paris. Son personnage est très clownesque dans la série. Si le projet se pérennise, Nadine va prendre plus de place", assure Alexandre Philip. 

Fin février 2021, le tournage débute. Il a lieu à Tours et dure seulement cinq jours. C'est ici qu'Alexandre Philip a suivi sa formation, au Conservatoire. "Tours, je connais par cœur. J'ai fait plusieurs projets en Touraine, j'avais déjà l'équipe, ça me paraissait logique que ça se passe là-bas", explique-t-il.

Et dans tout cela, il a aussi fallu trouver les décors. "J'avais envie d'un commissariat qui ressemble à une cave. Ce que je ne voulais pas, c'était tomber dans l'open space, les néons au plafond, la moquette bleue", souligne le réalisateur. 

Une scène de prise d'otages, tournée place de la Résistance à Tours

Quelques lieux emblématiques de Tours sont choisis. La scène de la prise d'otage, par exemple, est tournée sur la place de la Résistance. La fusillade, dans le dernier épisode, elle, est jouée dans les locaux de l'Imprimerie Vincent. 

"Quand on cherchait un hangar, on a découvert les colonnes de papier, je trouvais cela très graphique", se souvient Alexandre Philip. Pour tourner une autre scène, dans un parking, l'équipe a du se rendre dans une autre commune, à la gare de Saint-Pierre-des-Corps, à deux pas de la gare.

Budget serré, tournage express, triple casquette : le défi est de taille

Côté finances, c'était serré. "Sur le papier, on avait le budget pour faire du Scènes de ménage, c'est à dire avec un décor unique, que des dialogues. On s'est mis des ambitions, on voulait faire des scènes d'action, des cascades, de la fusillade", poursuit Alexandre Philip. Un challenge relevé, haut la main.

L'autre défi, pour Alexandre Philip, dans ce projet ? Porter trois casquettes à la fois : celle d'auteur, de comédien et de réalisateur. En cinq jours de tournage, la tâche n'a pas été simple. "Heureusement que ce n'était pas plus", s'amuse-t-il. 

Pour autant, le résultat est là. Et, si le projet venait à se poursuivre, Alexandre Philip resterait réalisateur. "Si la série continue, je me ferais aider par un coréalisateur ou une coréalisatrice, quelqu'un en qui j'aurais une entière confiance", précise-t-il. 

C'était tellement drôle ! C'était le fou rire des 5 jours

Philippe Sivy, comédien

L'un des souvenirs les plus marquants de cette aventure ? Un fou rire général, au moment du tournage de l'une des scènes finales. La comédienne Nadine Moret, doit marcher jusqu'à une marque au sol, un mannequin sur ses épaules.

"C'était trop lourd, je ne voyais rien. Je devais m'arrêter au milieu mais je n'ai pas vu la marque au sol. Je suis carrément sortie du champ de la caméra. On ne m'a rien dit et tout le monde a éclaté de rire", se souvient la comédienne. 

Un moment qui a marqué aussi Philippe Sivy, comédien. Pour lui, comme pour le reste de l'équipe, le projet HANDICOPS a été source de bons moments, de belles rencontres. "On s'est super bien entendus. On a beaucoup ri. J'ai hâte de les retrouver, de les voir", termine Philippe Sivy. 

► HANDICOPS ... une série à retrouver sur la plate-forme france.tv

Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité