Tours expérimente la "vidéo-verbalisation" pour les stationnements gênants

Il n'y a personne, mais quelqu'un vous a peut-être vu... Depuis le 18 janvier, Tours expérimente la vidéo-verbalisation dans 3 quartiers de la ville.

Une caméra de vidéo-surveillance - Photo d'illustration
Une caméra de vidéo-surveillance - Photo d'illustration © MAXPPP

Le procédé existe depuis 2008, mais la ville de Tours y fait seulement un premier pas. A partir de ce 18 janvier, la nouvelle mairie écologiste expérimente la vidéo-verbalisation pour le stationnement gênant. Tout automobiliste stationnant sur un trottoir, une piste cyclable ou encore une voie réservée aux pompiers pourra être repéré et verbalisé grâce aux 28 caméras déjà présentes dans les secteurs-tests.

Trois zones, connues pour être majoritairement piétonnes, sont pour l'instant concernées : le Vieux Tours, le quartier Colbert et un dernier secteur englobant la mairie, la gare, et la rue de Bordeaux. "22 panneaux prévenant de la vidéo verbalisation du stationnement gênant seront installés sur ces trois secteurs d’expérimentation", explique la mairie de Tours.

8 membres de la police municipale sont en charge de la verbalisation, qui ne peut être décidée que si l'automobiliste a maintenu son stationnement gênant pendant au moins 5 minutes.

"Son ennemi : l'automobiliste" : l'opposition donne de la voix

Le groupe d'opposition Tours nous rassemble, dont est membre l'ancien maire Christophe Bouchet, a dénoncé une décision "sans pédagogie, sans information, sans concertation" et rappelle "le rôle des agents de terrain". Une argumentation inattendue, quand on sait que l'ancienne municipalité avait inauguré fin 2018, à grand renfort de communication, la centième caméra, "ultra-performante", de la ville. "Depuis 2014, nous avons doublé le nombre de caméras" se félicitait alors Christophe Bouchet.

L'opposition rappelle aussi Emmanuel Denis à ses propres contradictions. Le maire écologiste s'était en effet longtemps montré réticent à l'installation et l'utilisation de caméras de vidéo-surveillance, les jugeant peu efficaces. Il était cependant revenu sur cette position au cours de la campagne des municipales.

"J’ai évolué sur ce sujet : ça peut avoir son importance, ça permet parfois de résoudre des crimes. On ne peut pas se passer de cet outil mais ça ne sert pas à faire de la prévention. Nous n’avons aucun intérêt à les démultiplier car derrière il faudrait mettre une armée de personnes pour regarder les images" avait notamment déclaré l'actuel maire au média 37 dégrés.

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