Tours : Le festival 37° à l’ombre propose des concerts au cloître de la Psalette tous les dimanches d’août

37° à l’ombre est un festival qui propose des concerts de musique classique et de jazz, tous les dimanches jusqu’au 22 août au cloître de la Psalette, à l’ombre de la cathédrale de Tours. Une proximité avec les musiciens appréciée du public installé sous les arcades du cloître ou dans les jardins.
L'édition 2019 du festival 37° à l'ombre, au cloître de la Psalette à Tours.
L'édition 2019 du festival 37° à l'ombre, au cloître de la Psalette à Tours. © Dominique Pouget / France Télévisions

Géré par le Centre des monuments nationaux, le cloître de la Psalette à Tours accueille depuis 2015 le festival 37° à l’ombre. Un événement annulé l’an dernier, à cause de la Covid-19.

Pour la 6ème édition, ce lieu patrimonial retrouve la Simplesse, l’association tourangelle organisatrice du festival. Une association composée de bénévoles, pour la plupart musiciens professionnels.

Pass sanitaire : Un casse-tête pour l’organisation du festival

Adeline de Preissac, la directrice artistique de 37° à l’ombre, a dû gérer un vrai casse-tête après l’annonce des nouvelles mesures cet été. "On savait qu’on allait être soumis au pass sanitaire puisqu’on a plus de 50 personnes par concert. Côté artistes, tous les musiciens qui participent au festival sont vaccinés ou testés négatifs, c’est une règle qui s’applique sur les concerts de l’été. Mais nous avons de jeunes talents qui viennent, qui sont mineurs, on a eu peur", avoue-t-elle. Heureusement l’annonce du report du pass sanitaire pour les 12-17 ans au 30 septembre a enlevé ce souci.

Adeline de Preissac ajoute : "La réservation est recommandée, et cette année on a mis une billetterie en ligne avec HelloAsso pour éviter de faire la queue et que les gens soient proches les uns des autres."

"On a simplifié tout ça mais on a dû mettre, quand même, un numéro de téléphone (voir encadré) pour toutes les questions des gens, ils sont vraiment inquiets", reconnaît-elle. Et de citer le type d'interrogations qu'on lui pose : "Est-ce qu’on peut réserver ? Est-ce qu’il y a le pass ou pas ? Et s'il pleut?"

"Du coup, c’est vraiment compliqué, donc chaque fois, on a beaucoup plus de travail puisqu’il faut répondre à toutes ces personnes, souffle-t-elle. Côté météo, on peut tout de suite rassurer les spectateurs, les concerts sont abrités, sous les arcades du cloître."

"On ne va pas s'arrêter de vivre !"

A cette complexité de gestion s’ajoute l’incertitude concernant le nombre d'entrées. Certains festivals ont choisi de jeter l’éponge cet été mais les obstacles n’ont pas entamé le moral d’Adeline. "Il faut qu’on continue de proposer des concerts, des spectacles. On ne va pas s’arrêter de vivre ! Les artistes sont tellement heureux de jouer, le public a envie de venir", assure-t-elle.

Malgré tout, l’inquiétude persiste : "On a de la chance, on a un public fidèle, mais on perd beaucoup de spectateurs car les gens n’ont pas leur pass sanitaire à temps, pour le festival.

Parmi les situations diverses, elle cite un cas en particulier : "Au premier concert, il y avait une dame en pleurs qui avait oublié son pass chez elle, c’était une personne âgée, et elle n’avait pas de smartphone [pour avoir la version numérique du certificat, NDLR]." Pour atténuer sa déception, une place gratuite pour un autre concert a été proposée à cette spectatrice.

Hors des salles de spectacle traditionnelles

C’est toujours une parenthèse enchantée, pour celles et ceux qui ont eu le plaisir de goûter à ce festival. Le cloître de la Psalette est un lieu magique, au cœur de Tours, où l’acoustique est incroyable. Que ce soit allongé dans l’herbe, assis sur un transat, le nez en l’air à admirer les gargouilles et l’architecture de la cathédrale, ou sous les arcades pour observer de plus près la virtuosité des musiciens, chacun choisit son mode d’écoute pour entendre Bach, Debussy ou Ravel. 

L'édition 2019 du festival 37° à l'ombre, au cloître de la Psalette à Tours.
L'édition 2019 du festival 37° à l'ombre, au cloître de la Psalette à Tours. © Dominique Pouget / France Télévisions

"C’est un festival différent, souligne Adeline. Une façon plus détendue, plus libre de découvrir la musique classique, autrement que dans des salles reconnues. Vous ne pouvez pas découvrir la musique classique dans une salle en écoutant un artiste qui ne supporte aucun bruit et fait chut dès que quelqu’un éternue. C’est une codification qui ne met pas forcément tous les publics à l’aise. Tout l’inverse du festival 37° à l’ombre, qui offre une programmation variée, entre jazz et classique."

L’esprit du festival est de partager et d’initier plus de personnes à ce genre musical. Adeline de Preissac, musicienne professionnelle (en photo ci-dessous), est exigeante sur la qualité des artistes invités, des jazzmen reconnus et des musiciens d’orchestres réputés.

Concert d'Edouard Ferlet et Adeline de Preissac, pour l'édition 2021 du festival 37° à l’ombre.
Concert d'Edouard Ferlet et Adeline de Preissac, pour l'édition 2021 du festival 37° à l’ombre. © Christine Lévy

Mais elle est aussi sensible aux qualités humaines des instrumentistes tourangeaux et parisiens qui donnent une atmosphère chaleureuse et conviviale à ce festival. Le public y est sensible et adore l’énergie dégagée par cette musique vivante. Rien à voir avec un disque écouté à la maison, même avec le meilleur son et la meilleure interprétation !

Les jeunes talents, des musiciens passionnés et créatifs

De jeunes talents sont mis à l’honneur, en première partie de chaque concert. Ils sont issus des conservatoires de la région Centre-Val de Loire, mais aussi de Paris et Toulouse cette année. Un des atouts du festival qui leur a demandé cette année de jouer leurs propres compositions, leurs musiques, leurs chansons.

Adeline de Preissac a voulu mettre en avant ces talents, d’année en année : "Cela nous touche énormément de voir ces jeunes passionnés, qui continuent, qui cherchent et qui sont si créatifs. C’est vraiment très important pour nous."

"A Amboise, j’ai une ancienne élève du conservatoire, qui est majeure maintenant, elle fait autre chose, mais elle va venir car elle continue la musique et elle a écrit ses propres musiques où elle chante en jouant de la harpe. C’est très chouette, la musique l’accompagne, c’est une passion", poursuit-elle.

Je forme des professionnels, mais pas seulement. Pour la majorité, le but est qu’ils gardent cette passion de la musique toute leur vie.

Adeline de Preissac, directrice artistique du festival

Programme

Dimanche 8 août 2021 : Jazz sous les Arcades

  • 14h30 - Jeunes talents : Le Trinote (Coline Gaignard, Gaspard et Hector Minguito)
  • 15h00 - Ludovic de Preissac : piano jazz, Florent Bellecourt : vibraphoniste > Improvisations de jazz

Dimanche 15 août 2021 : Romantique au cloître

  • 14h30 - Jeunes talents : Philae Foucher de la Fuente, Coline Gaignard, Lilou Cottet-Dumoulin
  • 15h00 - Véronique Cottet-Dumoulin : clarinette, Jonas Vitaud : piano > Œuvres de Brahms, Beethoven et Debussy

Dimanche 22 août 2021 : Trio des Imaginaires

  • 14h30 - Jeunes talents : ensemble CCREC
  • 15h00 Anaïs Benoit : flûte, Jérémy Pasquier : alto, Adeline de Preissac : harpe > Œuvres de Glinka, Debussy et Ravel

Tarifs et réservations

  • Tarif : 12 €
  • Tarif réduit : 8 € (étudiants de moins de 25 ans, personnes handicapées, RSA et bénéficiaires d’aides sociales)
  • Gratuit pour les enfants de moins de 8 ans

Plus d'infos par téléphone : 06.40.96.01.97

Réservation recommandée. Réservation en ligne sur ce lien www.helloasso.com.

Mesures sanitaires

Les concerts se déroulent en plein air.

Les mesures sanitaires en vigueur seront appliquées à chaque représentation.

Le nombre de spectateurs est limité afin de respecter la distanciation physique.

Port du masque obligatoire.

Présentation d’un pass sanitaire pour toutes les personnes de 18 ans et plus.

 

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