Indre : 7 ans de prison pour le détenu qui a ébouillanté au visage un surveillant pénitentiaire de Saint-Maur

La prison de Saint-Maur, dans l'Indre / © GUILLAUME SOUVANT / AFP
La prison de Saint-Maur, dans l'Indre / © GUILLAUME SOUVANT / AFP

L'homme a été jugé en comparution immédiate pour "violences préméditées sur personne dépositaire de l'autorité publique", jeudi 28 février. La victime a reçu 28 jours d'interruption totale de travail.

Par France 3 Centre-Val de Loire

7 ans de prison. C'est la peine dont a écopé un détenu pour avoir ébouillanté un surveillant pénitentiaire de la prison de Saint-Maur, le 23 février dernier, a-t-on appris auprès du TGI de Châteauroux.

Jugé en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Châteauroux, l'homme, âgé de 22 ans, a été condamné pour "violences préméditées sur personne dépositaire de l'autorité publique".

Il purgeait actuellement une peine de six ans à Saint-Maur et "devait être libéré l'année prochaine", toujours selon le TGI. Du côté du syndicat SNP FO, on affirme que le jeune homme était apparemment déjà connu "pour de multiples agressions".

Aux côtés d'une vingtaine de collègues qui tenaient à être présents pour manifester leur solidarité, le secrétaire inter-régional du du SNP FO, Pascal Sabourault s'est dit "satisfait" de la peine prononcée.
 

28 jours d'ITT

Le surveillant pénitentiaire de 38 ans, "David", principalement brûlé au visage et à l'épaule et qui n'était pas présent lors du procès, s'est vu délivrer 28 jours d'interruption totale de travail (ITT).

Pour rappel, samedi 23 février, vers 7 heures du matin, le détenu a projeté de l'eau bouillante à l'aide d'une casserole sur le surveillant pénintentiaire lors de l'ouverture du quartier d'isolement de la maison centrale. Ce dernier était accompagné de trois autres collègues au moment des faits.
"Il n'y a eu aucun antédécent entre les deux hommes. Notre collègue n'a jamais eu de propos déplacés envers le détenu. Et vice-versa", s'emporte Pascal Sabourault. "Il faut arrêter de cocooner les détenus qui sont à l'isolement. Cela passe notamment par le retrait des plaques chauffantes dans les cellules. C'est incompréhensible qu'ils aient les mêmes conditions de détentions que les détenus en détentions normales".

"C'est une agression gratuite qui va laisser des séquelles à vie à notre collègue et à l'ensemble de la profession", conclut le représentant syndical très remonté.

"Pour les détenus qui sont détectés dangereux, il faut mettre en place tout ce qui est possible pour qu'ils ne puissent pas récidiver mais on ne nous donne pas les moyens pour", avait pour sa part regretté Frédéric Stoll, délégué régional Force Ouvrière pénitentiaire.

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