Ségur de la santé : l'Indre et l'Indre-et-Loire expérimentent le nouveau système d'accès aux soins

Annoncé en septembre 2019, le nouveau système d'accès au soin (SAS) va être expérimenté dans l'Indre et l'Indre-et-Loire à partir de janvier 2021. Le SAS doit permettre de coordonner les acteurs de la santé pour mieux répondre aux urgences.
Le SAS devrait permettre d'améliorer l'accès au soin et de soulager les urgences, déjà surchargées par la crise sanitaire. Photo d'illustration
Le SAS devrait permettre d'améliorer l'accès au soin et de soulager les urgences, déjà surchargées par la crise sanitaire. Photo d'illustration © Christian LANTENOIS / L'Union/L'Ardennais / Maxppp
Améliorer l'orientation des patients dans les cas d'urgences ou de soins non programmés, c'est l'objectif principal du "système d'accès aux soins" (SAS) lancé dans le cadre du Ségur de la santé. A partir de janvier 2021, 22 sites pilotes dans 13 régions de France métropolitaine vont commencer à expérimenter ce nouveau service d'orientation des patients. Deux se trouvent en région Centre-Val de Loire, dans l'Indre et l'Indre-et-Loire.

Concrètement, il devrait permettre "d’accéder à distance à un professionnel de santé qui par exemple fournira un conseil médical, proposera une téléconsultation, orientera selon la situation vers une consultation non programmée en ville, vers un service d’urgence ou déclenchera l’intervention d’un SMUR", explique le ministère dans un communiqué.
 

Un "périmètre plus large" que le centre Samu

Quelle différence avec l'actuel SAMU ? "Le SAS a un périmètre plus large que l’actuel centre 15", explique l'ARS. "Il est fondé sur un partenariat étroit et équilibré entre les médecins de ville et les professionnels de l’urgence hospitalière des SAMU, en lien avec les services de secours. Le SAS repose ainsi sur une régulation commune des appels pour prendre en charge les urgences et les demandes de soins non programmés."

En Centre-Val de Loire, deux entités portent cette expérimentation. D'une part, le Collectif des CPTS et le Groupement hospitalier de territoire des établissements publics de santé d’Indre-et-Loire vont tester un numéro unique pour faire le pont entre le Samu et la médecine de ville. D'autre part, l'Inter-CPTS (Communauté professionnelle territoriale de santé) 36 et le centre hospitalier Châteauroux-Le Blanc vont quant à eux expérimenter un projet un peu différent, davantage destiné à désengorger les urgences et à améliorer l'accès général aux soins.
 

Un coup de pouce pour les territoires en difficulté

"Les grands bénéficiaires seront les patients qui n'ont pas de médecin traitant, ou dont le médecin est indisponible", explique le docteur Laurence Philippe, présidente de la CPTS Châteauroux and Co. "Notre projet se destine à distinguer d'une part les urgences, réelles ou ressenties, et d'autre part une prise en charge personnalisée pour les soins non programmés mais qui ne présentent pas d'urgence vitale, comme le lumbago."

De cette manière, explique le docteur Philippe, les soignants de l'Indre espèrent mieux prendre en charge les deux cas de figure en réduisant à la fois l'engorgement des urgences et le renoncement aux soins. Annoncée par le ministère dès janvier à l'échelle nationale, l'expérimentation indrienne devrait débuter dans le courant de l'année, le temps de mettre en place les équipes nécessaires.
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