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Indre : journée “collège mort” contre les réformes de l'éducation à Vatan le 4 avril

A Vatan, le 17 mars, les enseignants se sont mobilisés pour réclamer plus de moyens et informer les parents. / © France 3 Centre-Val de Loire
A Vatan, le 17 mars, les enseignants se sont mobilisés pour réclamer plus de moyens et informer les parents. / © France 3 Centre-Val de Loire

Les "stylos rouges" de l'Indre protestent ce jeudi 4 avril contre la loi "école de la confiance" et la réforme du lycée. Au programme : une journée "collège et école morts", où les parents sont appelés à ne pas emmener leur progéniture à l'école.

Par Bertrand Mallen

Classes surchargées, profs précarisés, liberté d'expression muselée : les revendications des "stylos rouges", collectif d'enseignants en colère, sont nombreuses. Rassemblés le 30 mars à Châteauroux, les "stylos rouges" de l'Indre organisent une journée morte au collège et à l'école de leur commune le 4 avril.

Opposés au passage de la loi pour une "école de la confiance" adoptée le 19 février, c'est maintenant la réforme du lycée que craignent les "stylos rouges" du collège de Vatan.

Plus d'élèves, moins de profs

"L'idée, c'est de montrer que les parents nous soutiennent, et de les inviter à tracter", explique Olivier Stroh, un enseignant du collège. Le dimanche 17 mars, déjà, les enseignants en colère de la commune avaient organisé une journée de sensibilisation auprès des parents d'élèves.

Avec de plus en plus d'élèves dont il faut s'occuper, de moins en moins de postes, et une dotation horaire de plus en plus complexe à gérer, les profs se sentent abandonnés par leur ministère. "Dans le secondaire, on annonce 38 000 en plus et 1400 enseignants de moins" déplore l'enseignant. Ils craignent aussi la précarisation du métier avec l'arrivée d'étudiants de deuxième année de licence, insuffisamment formés, dans les établissements.

Autre conséquence : le non-remplacement des absences. "Après le départ à la retraite d'un prof de technologie, les élèves ont dû attendre deux mois qu'il soit remplacé", se souvient Olivier Stroh. A Vatan, l'enseignement de l'allemand et du latin a déjà dû être interrompu.

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