Indre : une marche citoyenne pour sauver les dépôts de logistiques de La Halle samedi 13 juin à Issoudun

À Issoudun dans l'Indre, une marche contre la fermeture des sites de logistiques de La Halle a été organisée samedi 13 juin. Depuis le mois de mai, l'enseigne de vêtements et de chaussures, qui appartient au groupe Vivarte, a été mise en redressement judiciaire 
 

Les salariés des sites logistiques de La Halle rassemblés samedi 13 juin à Issoudun (Indre)
Les salariés des sites logistiques de La Halle rassemblés samedi 13 juin à Issoudun (Indre) © K.Gompertz

À Issoudun dans l'Indre, une marche a été organisée par l'intersyndicale CFE-CGC, CFTC, CGT, FO et Sud samedi 13 juin pour protester contre la menace de licenciements qui pèse sur les salariés des deux dépôts de logistiques de La Halle. Ces sites comptent 489 salariés. Dans sa totalité l'enseigne exploite 830 magasins en France et emploie 5.809 personnes.

Vingt-cinq repreneurs potentiels

En mai dernier, la maison mère du groupe Vivarte, dont fait partie la chaîne de magasins La Halle, a demandé la mise en redressement judiciaire de l'enseigne. Depuis, vingt-cinq repreneurs potentiels ont présentés un plan de reprise partielle. Parmi eux figurent Carrefour, Aldi ou encore Lidl, qui comptent reprendre seulement 200 magasins. Seul le groupe Beaumanoir (Morgan, Cache-cache, Bonobo, Vib's) semble être un candidat solide. Il envisage en effet de poursuivre l'activité de La Halle sur le créneau de l’habillement pour toute la famille et se dit prêt à reprendre 366 magasins, soit 2.150 postes. Son dossier pourrait inclure des salariés des entrepôts de logistiques de Issoudun et de Montierchaume, mais pas tous.

Des négociations pour un départ en toute dignité

Les salariés d'Issoudun manifestent dans l'ultime espoir d'obtenir une amélioration des offres de reprise et une indemnisation digne. 

Certains employés ont trente ans de boite, explique Karime Cheboub, délégué CGT. Ce ne sera pas facile pour eux de retrouver du travail. Nous demandons que la direction et les actionnaires participent au financement du Plan de Sauvegrade de l'Emploi (PSE) et qu'ils nous proposent une supraprime de licenciement, ainsi qu'un accompagnement à la reconversion dignes de ce nom. Mais pour l'instant, nous n'avons pas eu de réponse concrète. "

Les 17 et 18 juin, les syndicats devraient rencontrer les repreneurs potentiels, dont Beaumanoir :

"Nous leur demanderons d'élargir leurs offres, soit de reprendre plus de magasins et d'inclure les sites de logistiques d'Issoudun", ajoute Karim Cheboub.

Les négociations avec la direction de Vivarte devraient se poursuivre jusqu'au 29 juin, date de clôture du dépôt des offres de reprise. 



 

Le groupe Vivarte, numéro 1 de la chaussure et du vêtement Français en 2008, qui réunissait 23 enseignes et un chiffre d'affaire annuel de plus de 4 millards d'euros, ne compte aujourd'hui plus que 3 enseignes, pour un chiffre d'affaire inférieur à 1 milliard d'euros en 2019.
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