Meurtre d'une femme à Issoudun : une information judiciaire ouverte contre le mari de la victime

Les secours ont trouvé le corps sans vie de la victime à son domicile. / © Jérôme Collin / MAXPPP
Les secours ont trouvé le corps sans vie de la victime à son domicile. / © Jérôme Collin / MAXPPP

Le corps d'une femme de 73 ans a été retrouvé à son domicile, le 14 octobre. En garde-à-vue, son mari a reconnu les faits auprès des autorités. 

Par Bertrand Mallen

De nouveaux éléments ont été transmis par la procureure de Châteauroux concernant la mort d'une femme de 73 ans, retrouvée à son domicile le 14 octobre.

Son mari, qui s'était déjà spontannément accusé du meurtre auprès de ses proches, a réitéré ses aveux auprès des enquêteurs. L'homme avait été placé en garde-à-vue seulement le 15 au matin. "Ce n'est pas en lien, comme cela a pu être évoqué, avec des problématiques psychiatriques, a clarifié Stéphanie Aouine. S'il n'a pas été placé tout de suite en garde-à-vue, c'est pour des questions de suivi médical et notamment des problèmes cardiaques."

Une information judiciaire sera ouverte ce jeudi 17 matin par le parquet de Bourges. L'auteur des faits pourrait être "a minima" mis en examen pour homicide volontaire aggravé. 
 

La piste psychiatrique remise en cause


L'autopsie a confirmé une mort par strangulation, "assez violente" selon les dires de la procureure. "S'agissant de ses motivations, il ne nous en dit pas grand chose, si ce n'est que c'est pour des problèmes financiers. A l'heure où je vous parle, c'est la seule explication qu'il donne" a-t-elle révélé lors d'une conférence de presse donnée ce mercredi 16 octobre. 

Si les enfants du couple ont avancé auprès de la presse l'hypothèse de crises d'angoisse assimilées à des manifestations schizophréniques, les premiers éléments de l'enquête n'ont pas permis de corroborer cette thèse. "Pour nous, la question de la préméditation se pose. C'est qu'on n'est pas dans le passage à l'acte instantané, en lien avec un trouble passager" a prudemment avancé Stéphanie Aouine.

D'après le compte tenu par les associations féministes, il pourrait s'agir du 121e féminicide depuis le début de l'année, soit déjà autant que pour toute l'année 2018. L'exposé des motifs pourrait permettre de déterminer si la mort de cette femme de 73 ans répond à ce qualificatif, qui dépend en partie d'une logique de domination de l'homme sur la femme. 
 

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