Portrait. Rencontre avec Théo, en charge de l'inventaire des libellules de la réserve naturelle de la Brenne

Théo Matignon est garde technicien de Réserve Naturelle au parc régional de la Brenne. Il participe, entre autres, au comptage et à la protection des Libellules et demoiselles au sein du parc. Il nous explique son métier.

La Brenne accueille d’ailleurs de nombreuses espèces de libellules, au total 59 ! Soit environ les ¾ des espèces présentes en France dont 36 considérées comme remarquables.

Un site historique qui est lié aux différents milieux aquatiques : étangs, mares, rivières, fossés et prairies humides… Autant dire les 5 étoiles de la libellule !

Elles appartiennent à un groupe que les scientifiques appellent "Odonates" et parmi ce groupe, on distingue deux grandes catégories :

  • Les demoiselles ou zygoptères, plus petites et plus fines que les libellules. D’ailleurs pour les reconnaître, leurs ailes sont jointes lorsqu’elles sont posées…
  • Et les libellules ou anisoptères qui sont donc plus trapus que les demoiselles et que l’on peut distinguer par leurs quatre ailes étalées de chaque côté de leur corps au repos.

Il faut savoir que la libellule passe la plus grande partie de sa vie dans l’eau, cette durée, varie considérablement selon les espèces et s’étalent entre quelques semaines et plusieurs années. Et oui, faire sa belle dans les airs ne dure généralement pas très longtemps… Alors, profitez de ces ballets colorés parce que certaines espèces n’ont que deux semaines de vol.

Tout commence dans l’eau

Certaines espèces pondent directement leurs œufs au-dessus de l’eau, d'autres au-dessus de terrains secs, mais qui seront ensuite submergés, et certaines libellules peuvent aussi insérer leurs œufs dans des végétaux. 

Viens ensuite le stade larvaire et autant vous prévenir que la lave de libellule est une vorace ! Une vraie carnassière. Elle dévore tout : vers, crustacés, larves d’insectes aquatiques dont des congénères si plus petites (il ne faut pas exagérer), batraciens et petits alevins. Tapie dans les sédiments, elle guette sa proie.

Puis vient le temps de la métamorphose avec laquelle la libellule sort de l’eau et quitte son ancienne enveloppe qu’on appelle exuvie. D’ailleurs, si vous êtes observateur, vous pourrez peut-être en observer dans la végétation ! Et L'imago, c'est-à-dire l’insecte volant, va devenir mature et aura pour mission principale de se reproduire (généralement entre juin et octobre) et déposer ses œufs ! On estime que moins de 1% des œufs aboutissent au stade adulte.

Et de la larve à l’adulte, l’appétit est le même ! Les libellules se nourrissent de larves, de mouches, moustiques, sauterelles, papillons…

Une chose est sûre, c’est qu’il faut préserver la végétation aquatique pour ces petits insectes volants !

Au Sein du parc naturel, plusieurs projets se mettent en place pour protéger cette végétation aquatique avec la construction d’enclos grillagés dans 25 étangs 

Des barrières qui permettront :

  • à la biodiversité liée à la végétation aquatique de se développer à l’abri des ragondins et rats musqués ;
  • aux odonates (libellules et demoiselles), de pouvoir y pondre, protégés de la prédation des poissons.

Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à contacter le parc !

 ► Pour en savoir plus, regarder en avant-première l'émission Des fourmis dans les jambes sur notre plateforme de replay france.tv ou en direct dimanche 12 novembre à 12.55 sur France 3 Centre-Val de Loire.

Anne-Laure Andreutti

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