Inflation : réouverture des négociations industriels-distributeurs pour faire baisser les prix dans les supermarchés cet été

"C'est une excellente nouvelle pour les consommateurs", veut croire Bruno Le Maire, qui a pesé de tout son poids pour contraindre les poids lourds du secteur à alléger la facture des ménages français.

La décision a été rendue publique ce mecredi 17 mai, à la sortie d'une réunion matinale à Bercy.

Bruno Le Maire, le ministre de l'économie et des finances, Roland Lescure, ministre délégué en charge de l'industrie, et Olivier Grégoire, ministre déléguée en charge des PME, du commerce, de l'artisanat et du tourisme, y recevaient les représentants des géants français de l'agroalimentaire. 

Et on imagine que les échanges ont été soutenus. 

15,9 % d'inflation en mars

En effet, depuis de longues semaines, Bercy ne fait pas mystère de son irritation face aux prix de vente affichés dans les rayons du supermarché, alors que l'inflation, qui était de 5,9 % en avril, pèse de tout son poids sur le pouvoir d'achat, et que ce sont les produits alimentaires qui sont le plus touchés, comme on l'a encore vu en mars dernier, où les prix progressaient de près de 16 %. 

Il semblerait que le gouvernement soit parvenu à ses fins, à en croire les représentants du secteur agroalimentaire, qui assuraient ce matin "avoir pris la décision de réouvrir des négociations commerciales avec les distributeurs avant la fin du mois de mai, en vue de faire baisser l'inflation des produits de grande consommation dans le courant de l'été 2023". 

Ces négociations concernent les 75 plus grands industriels du pays, et ne concernent pas les PME, précise le communiqué. 

Préserver les agriculteurs

Les industriels ont déjà fait savoir qu'ils prennent "l'engagement de ne pas faire peser sur la filière agricole nationale les efforts qui leur sont demandés", alors que c'est un grief qui leur est adressé de manière récurrente. 

En mars dernier, de premières négociations avaient eu lieu, qui avaient débouché sur une promesse de réduction des marges durant trois mois, afin de maîtriser autant que possible la hausse des prix. Mais il semble que ces mesures se sont avérées trop parcellaires aux yeux de Bercy, au vu des perspectives économiques à moyen terme.