• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • DÉCOUVERTE
  • ECONOMIE
  • CULTURE
  • POLITIQUE

Les adieux émouvants du député Maurice Leroy (Loir-et-Cher) à l'Assemblée Nationale

Maurice Leroy lors de ses adieux à l'Assemblée Nationale, le 18 décembre. / © Lionel BONAVENTURE / AFP
Maurice Leroy lors de ses adieux à l'Assemblée Nationale, le 18 décembre. / © Lionel BONAVENTURE / AFP

Le député quitte l'Assemblée Nationale après 21 ans de service. Il a été très applaudi. 

Par Yacha Hajzler

Il avait annoncé sa décision le 10 décembre. Après 21 ans sur les bancs de l'Assemblée, le député Maurice Leroy décidait de quitter la vie politique nationale. La cause : une élection comme vice-président en charge du tourisme, dans son département. 

Le député a fait ses adieux à l'Assemblée Nationale le 18 décembre, lors de sa dernière séance de questions au gouvernement. Avec une légère amertume quant à l'interdiction du cumul des mandats, Maurice Leroy a délivré un petit discours aussi émouvant que drôle, prouvant son profond attachement à la République. 
 

Standing ovation


"Franchement, même à moi on aura fait ça : l’éloge funèbre de mon vivant" a-t-il ri d'emblée après l'introduction du président de séance. "J’ai eu plaisir et honneur à présider nos débats animés (…) dans le profond respect de toutes les sensibilités de notre assemblée, ce n’est pas Mme Ménard qui me démentira" a-t-il confié, toujours souriant. 

Il a eu droit à une première standing ovation, pour avoir remercié, "on ne le fait pas assez", les fonctionnaires de l'Assemblée, collaborateurs et assistants. Il a également partagé "deux certitudes" acquises au cours de trois septennats : se méfier des modes, et représenter son territoire, "au plus près du terrain". Une légère amertume, peut-être, à l'endroit de l'interdiction du cumul des mandats, qui le pousse à renoncer à son siège. 

"Notre République mérite que nous lui donnions tout. Vive la République, et vive la France", a-t-il conclu. 
 

L'hommage du Premier ministre


C'est Edouard Philippe qui a pris le micro pour lui répondre, sur le même ton amical. "Je peux dire, au nom du gouvernement et – si vous m’y autorisez - au nom de tous les gouvernements que vous avez questionné, a commencé Edouard Philippe, gentiment moqueur, combien aujourd'hui et depuis longtemps, vous incarnez un élu au service de ses concitoyens"

Inspiré, il a ponctué son discours d'un étonnant éloge : "Vous avez exprimé un attachement à notre République qui me fait dire qu’aujourd’hui, la République, c’est Leroy ! Vous ne vous y attendiez pas, moi non plus (rires)"
 

Sur le même sujet

Indre-et-Loire : un Rabelais de poche aux enchères le 16 juin

Les + Lus