Après six jours au Burkina Faso, l'heure du bilan pour le soigneur de Beauval qui voulait sauver les dernières lionnes du pays

Un soigneur du Zooparc de Beauval et une vétérinaire viennent de revenir du Burkina Faso, où ils ont mené une mission de reconnaissance et de soin auprès des animaux d'un ancien parc présidentiel, dont les dernières lionnes du pays.

Partis avec des étoiles dans les yeux début octobre, le soigneur de Beauval Cédric Zanello et la vétérinaire Alice Brunet sont rentrés "encore plus déterminés" de leur mission de reconnaissance auprès des animaux du parc Ziniarié, au Burkina Faso. Cette mission était menée pour l'association Des Félins pour demain, fondée fin 2020.

Mais tu sais les lionnes sont vraiment des reines

Situé à une quarantaine de kilomètres de Ouagadougou, le parc animalier de Ziniarié est une ancienne possession de l'ancien président burkinabé Blaise Compaoré. Repris par l'Association pour la protection de la faune et de la flore au Burkina Faso (APFF-BF), l'ancien zoo présidentiel est en passe de devenir un sanctuaire ouvert au public et un centre de préservation des espèces.

Six jours de mission

Avec le soutien précieux du Zooparc de Beauval et de l'association Leoplanet, les Français ont pu acheminer une cargaison de médicaments et de fournitures médicales avant de se rendre eux-mêmes sur place.

Arrivés le 7 octobre, le soigneur et la vétérinaire ont passé six jours de travail "sans encombre" auprès des animaux du parc de Ziniarié avant de repartir le 13 octobre.

Six jours pendant lesquels ils ont pu mener plusieurs interventions avec l'aide du personnel et des bénévoles de l'APFF-BF, notamment le bilan de santé d'une hyène rayée mâle qui n'avait pas reçu de soin depuis 2014.

L'autre intervention marquante fut celle réalisée auprès d'une des trois lionnes du parc, déjà très âgée et souffrant de déshydratation. En plus des examens cliniques, des soins et d'une piqûre de vaccination, les soigneurs ont aussi réalisé un prélèvement d'ADN sur le fauve afin de vérifier son appartenance à la sous-espèce des lions d'Afrique de l'ouest menacée d'extinction.

Le reste de la mission s'est concentré sur les autres animaux du sanctuaire, notamment les chevaux des anciennes écuries du parc, des primates, des hippopotames et quelques autruches à cou rouge, une espèce menacée d'extinction et qui ne se reproduit pas en captivité.

Et maintenant ?

A peine de retour en France, les bénévoles commencent déjà à planifier leur prochaine mission au Burkina Faso, peut-être "pour le début de l'année" prochaine, espère Cédric Zanello.

Cela dépendra en partie de l'aide et des éventuels sponsors que les soigneurs parviendront à réunir une nouvelle fois autour d'eux. "Sur place, j'ai pu me rendre compte du travail énorme fourni par l'AFFBF mais aussi du manque de matériel en tout genre."

Outre les médicaments pour les animaux, les employés du parc auraient par exemple besoin de tronçonneuses et de débroussailleuses pour empêcher la végétation d'endommager les clôtures, ou de sections de tuyaux supplémentaire pour remplir plus facilement les abreuvoirs.

Autant de "petits détails" qui faciliteraient la vie des employés et garantiraient une meilleur sécurité pour les visiteurs du parc. L'appel à de futurs sponsors et donateurs est lancé.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
zooparc de beauval zoo animaux nature afrique international environnement