Basket : la Ligue Nationale déterminée à terminer les championnats, pour Orléans et Blois, il est urgent d'attendre

La Ligue Nationale de Basket-ball, qui gère les compétitions professionnelles masculines, a annoncé sa volonté d'aller au bout des championnats de Jeep Elite et de Pro B. Orléans et Blois, les deux clubs concernés dans la région, tiennent le même discours : il faut attendre et s'adapter.

Le palais des sports d'Orléans et la salle du jeu de Paume à Blois sont bien vides.
Le palais des sports d'Orléans et la salle du jeu de Paume à Blois sont bien vides. © Ch. Chapiotin, France Télévisions
Cela a commencé par des déplacements de supporters annulés, puis des jauges restreintes, voire des matches à huis clos, avant la suspension pure et simple de tous les championnats, le 12 mars.

A ce moment précis, l'ADA Blois Basket, leader de la Pro B, et bien placé pour la montée dans l'élite, venait d'arriver dans le Sud de la France pour un match qui n'a finalement pas été disputé.
 
Le monde du sport a lui aussi été bouleversé par l'épidémie de coronavirus. Dans un communqiué diffusé le 19 mars dernier, la Ligue Nationale de Basket a mis en avant sa volonté d'aller au bout des championnats professionnels : "il s’agit d’une nécessité vitale sur le plan économique et sportif pour les clubs professionnels de basket, mais aussi d'une nécessité d'animation des territoires que la LNB n'a pas oubliée".

Les deux clubs professionnals de la région, l'Orléans Loiret Basket en Jeep Elite, et l'ADA Blois Basket en Pro B, ont pris acte, mais ne veulent surtout rien précipiter. Pour Didier Nourault et Julien Monclar, respectivement président de l'OLB et manager de l'ADA, le maître mot c'est patience.
 
Chômage technique, chômage partiel, télétravail, les clubs s'organisent. D'un côté comme de l'autre, les joueurs ont été libérés, certains sont repartis dans leurs familles (dont quatre à l'étranger pour Orléans), les autres sont restés sur place, avec les conseils des préparateurs physiques pour bien s'entretenir sans se blesser.

Pour ce qui est de la potentielle reprise des championnats, très compliqué de s'avancer. Leader de Pro B, l'ADA Blois aurait tout intérêt à terminer cette saison, mais ce n'est pas la priorité du moment pour Julien Monclar :
 

Actuellement, il y a des choses plus graves que le basket. Il y aura forcément un impact économique, mais ce n'est pas le moment d'évoquer cela. Nous espérons tous pouvoir produire des choses et nous remettre au boulot, mais uniquement quand la situation sera sûre.

Chez le voisin orléanais, au plus haut niveau, la Jeep Elite, l'objectif sportif est d'assurer le maintien. Mais là encore, il y a d'autres choses à prendre compte pour l'instant, comme l'affirme Didier Nourault :

Notre position au club, c'est de ne rien précipiter, de suivre l’évolution des choses, en mettant la priorité sur les conditions sanitaires, pour la santé de tous, l'aspect sportif viendra après. De toute façon, il ne faut pas appréhender la situation en fonction de ses intérêts personnels.

Dans son communiqué, la Ligue explique travailler sur plusieurs scénarios en fonction des dates potentielles de sortie de crise sanitaire, et être "en relation permanente avec les fédérations française et internationale, ainsi qu'avec les autorités gouvernementales françaises, pour bénéficier des informations et évolutions en temps réel et ainsi rester "agile" dans ses décisions."
 

Le Tango Bourges Basket devrait en savoir plus le week-end prochain

Qu'en est-il pour le Tango Bourges Basket, autre club de l'élite ? Les Berruyères savent déjà qu'il n'est plus question d'Euroligue cette saison. Concernant la suite à donner au championnat, géré par la Fédération Française, une réunion est programmée le 28 mars.

Outre la Ligue féminine, le bureau fédéral devrait également s'intéresser aux autres championnats, nationaux, régionaux, et départementaux, sans oublier les Coupes. Pour l'heure, les compétitions sont reportées jusqu'au 31 mars.

En attendant?

Que faire en cette période de confinement ? Les clubs alimentent les réseaux sociaux de vidéos, de jeux, et divers messages des champions.

Les joueurs continuent à s'entraîner et prennent soin de leur famille, à, l'image du Blésois Alexis Tanghe, confiné avec son épouse et ses deux enfants, dont il profite : 

On essaie de trouver des activités pour les occuper toute la journée. Il faut être patient dans des moments comme ça, et savoir ralentir nos vies pour se reposer et revenir encore meilleurs, ou avec plein d’énergie!

 
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Quand c’est le confinement et que tu peux pas aller à #zoobeauval... tu ramènes Beauval dans le salon! 👍🏻 #nolan #eliam #goodjobfellas 🐼🦦🦚🦜... #beauvaldansmonsalon

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Se reposer, et s'entretenir, tout en s'amusant. Les Blésois ont fait des prouesses pour nos collègues de la Nouvelle République, il semblerait que d'autres équipes se préparent...

Les joueurs de Nationale 1 ne sont pas en reste, le club de Chartres a déjà lancé son challenge, tout comme celui de Tours, avis aux amateurs...
 


 
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