Blois : un homme en état de mort cérébrale après s'être montré menaçant envers des policiers

Publié le Mis à jour le
Écrit par Romane Sabathier .

Un homme de 26 ans, armé d'un couteau, s'est montré menaçant à l'encontre de sept policiers du commissariat de police de Blois jeudi 21 avril. L'un d'entre eux a dû faire usage de son arme de service. Inconnu des services de police et de justice, une enquête a été ouverte pour comprendre les raisons du comportement de cet homme.

Les faits se sont déroulés ce jeudi 21 avril. Aux alentours de 22 heures, des policiers du commissariat de Blois ont été informés de la présence d'un individu armé d'un couteau dans le centre-ville, plus précisément rue de la mare et rue des minimes. L'un des témoins, qui connaissait l'individu, leur a précisé que l'homme armé avait sans doute des tendances suicidaires. 

L'individu est finalement retrouvé par les policiers au niveau de la résidence du bourg neuf. Il était vêtu d'un tee-shirt noir et d'un boxer, pieds nus, tenant en main un couteau de cuisine de couleur rouge et blanc. Ensanglanté du thorax à la taille, il se trouvait dans l'entrebâillement de la porte d'entrée de l'immeuble. Malgré les demandes des forces de l'ordre de lâcher son arme, l'homme a commencé à se diriger vers eux, d'un air "menaçant" selon le Parquet. L'un des policiers a de ce fait utilisé un taser, sans effet.

Par la suite, l'homme a tenté de prendre la fuite dans les couloirs de la résidence, jusqu'à sauter d'un balcon du premier étage pour se réfugier derrière une palissade. Les policiers ont tenté de l'approcher alors qu'il brandissait son couteau dans leur direction. Deux tirs de LBD et un autre coup de taser n'ont pas suffit à faire en sorte qu'il se rende. Un des policiers a alors fait usage de son arme de service, faisant tomber l'homme armé au sol, qui continuait toutefois de montrer des gestes d'agressivité. Quelques instants après un troisième tir de LBD, il finira par lâcher son arme, être maîtrisé et les premiers soins ont pu lui être prodigués.

Admis en urgence au centre hospitalier de Blois, son pronostic vital était engagé vendredi 22 avril. Contacté ce samedi, le procureur de Blois Frédéric Chevallier déclare qu'il est "en état de mort encéphalique", autrement dit en état de mort cérébrale.

Un homme inconnu des services de police et de justice

Une enquête criminelle a été ouverte pour tentative de meurtre sur des policiers par le parquet de Blois et confiée au service de la Police Judiciaire de Tours. Les premiers éléments dresse un premier portrait de l'individu : il s'agit d'un marocain de 26 ans, inconnu des services de police et de justice, qui vivait en France depuis septembre 2021. Bénéficiaire d'un visa étudiant, il effectuait un stage dans une entreprise du Loir-et-Cher depuis un mois.

Les personnes qui vivaient avec lui dans un ensemble d’appartements meublés à Blois, ont expliqué aux enquêteurs que depuis quelques jours, cet homme, "d’un naturel très calme, s’exprimant parfaitement en français et très bien intégré, connaissait des angoisses, aux origines indéterminées en l’état, de sorte qu’il paraissait totalement déboussolé, perdu, tenait des propos incohérents et était très énervé". Ce jeudi 21 avril, il avait quitté précipitamment le logement, avec un couteau à la main, après un échange téléphonique avec sa mère habitant Casablanca au Maroc. 

L'enquête aura donc pour but de comprendre les raisons de ce comportement "totalement erratique et incohérent" selon le Parquet. Pour ce qui est de l'usage de l'arme de service par un policier, il s'inscrit dans le cadre "d'un cas de légitime défense à une attaque par un homme armé sur lequel les multiples interventions professionnelles adaptées [...] sont demeurées sans effet sur sa détermination à se montrer agressif" à l'encontre des sept policiers présents. 

Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité