Départementales 2021 dans le Loir-et-Cher: la droite en tête, le RN à la traîne... que faut-il retenir du premier tour ?

Au bord de l'implosion à la veille des élections, l'UPLC, l'union de la droite et du centre dans le Loir-et-Cher, a gardé une certaine avance malgré les poussées de la gauche. En revanche, le RN est en net recul par rapport à 2015.

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Photo d'illustration © Lionel VADAM / MAXPPP

Les résultats du premier tour des départementales ont été annoncés dans la soirée du 20 juin dans le Loir-et-Cher. Après une année 2020 où l'ambiance s'est détériorée au conseil départemental suite à plusieurs scandales, le départ du président sortant Nicolas Perruchot de la vie politique a jeté une ombre sur les chances de succès du groupe de la droite et du centre "Union pour le Loir-et-Cher" (UPLC).

Le 17 juin, le président du groupe Pascal Bioulac a même acté la dissolution de l'UPLC après avoir soutenu des adversaires de Jean-Marie Janssens à Montrichard et s'être opposé frontalement à Guillaume Peltier. Pourtant, l'exécutif sortant achève ce premier tour, sinon renforcé, du moins guère bouleversé par les résultats.

L'exécutif sortant en tête dans (presque) tous ses fiefs

Qu'il s'agisse de Monique Gibotteau à Vendôme, de Philippe Sartori à Saint-Aignan, de Catherine Lhéritier à Veuzain-sur-Loire ou de Bernard Pillefer dans le Perche, les binômes des vice-président.es sortant.es ont tous bénéficié de la confiance des urnes, avec des scores frisant souvent les 50 voire 60%.

Seules exceptions : Louis de Redon, le 5e vice-président, en ballottage défavorable dans le canton de Romorantin, avec un score de 21,10% contre les 27,53% du binôme de gauche de Tania André et Bruno Harnois. En tête à Vendôme avec Monique Gibotteau, Philippe Gouet serait désormais pressenti pour devenir le prochain président du département si l'alliance du centre et de la droite devait l'emporter.

La gauche et le centre bataillent pour conserver leurs acquis

La gauche, justement, ne partait pas automatiquement gagnante de ce scrutin. Avec une liste d'union des écologistes de la gauche d'un côté et une liste d'opposition qui n'a réussi à présenter des candidats que dans trois cantons de l'autre, elle paraissait divisée à l'aube du premier tour. Elle a pourtant réussi à conserver certains acquis, mais les écologistes n'ont pas reproduit la surprise des municipales.

Dans le canton de Chambord, le sortant Gilles Clément (divers gauche) et sa binôme Hélène Pailloux se sont fait dépasser d'une courte tête par le numéro 2 national du parti Les Républicains, Guillaume Peltier. La partie n'est pourtant pas gagnée pour le député LR, qui n'a qu'un point d'avance sur ses adversaires (à 33,67% contre 32,25%).

A Blois, en revanche, la prime au sortant a bien fonctionné. A Blois-1, le conseiller sortant Benjamin Vételet dispose d'une avance confortable, avec 40,1% des voix au crédit de son binôme d'union de la gauche et des écologistes. Marine Bardet et Lionel Segaud (RN) arrivent deuxièmes, avec 22,94% des votes. "On est sélectionnés mais rien n'est gagné" a déclaré Benjamin Vételet au micro de Marine Rondonnier pour France 3 Centre-Val de Loire au soir du premier tour. "Il faut affronter le RN, il nous reste une semaine de terrain, pour que les gens se mobilisent."

Du côté de Blois-2, l'ancien conseiller municipal et député MoDem Stéphane Baudu, en équipe avec la conseillère sortante Marie-Hélène Millet, a pris de l'avance (41,47%) sur le binôme de l'ancien député socialiste Denys Robiliard et sa binôme Isabelle Nouari (35,71%). A Blois-3 également le duo sortant divers-gauche maintient une courte avance sur ses concurrents avec 31,65% des voix. Les sortants Geneviève Repinçay et Michel Fromet affronteront en triangulaire les binômes LR (23,59%) et de l'union de la gauche et des écologistes (20,13%), sauf en cas d'accord.

Le RN en net recul par rapport à 2015

Contrairement aux prévisions d'un certain nombre d'observateurs, le RN a vécu un premier tour marqué du sceau de la contre-performance. A Montrichard, où le conseiller régional et délégué départemental RN Michel Chassier était candidat, son binôme a été privé de second tour avec seulement 16,18% des voix, laissant la place à deux duos de droite pour le second tour. Au total, le RN a largement échoué à rééditer dans le Loir-et-Cher ses scores de 2015. A l'époque, 12 cantons sur 15 ont vu le Front national arriver au second tour (où il a été battu). Ce 20 juin, seuls ce nombre est réduit à 5 sur 15.

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