Loir-et-Cher : le Festival des campagnes met la clé sous la porte

La marmotte, logo du festival avec l'un des groupes programmés cette année : "La caravane passe". / © Festival des Campagnes
La marmotte, logo du festival avec l'un des groupes programmés cette année : "La caravane passe". / © Festival des Campagnes

Organisé depuis 2004 à Saint-Laurent-Nouan, le festival n'aura pas de 15ème édition, faute de pouvoir rentrer dans ses frais. 

Par Yacha Hajzler

"Ce que j’ai à vous dire c’est que je vous aime, et que je suis fier de tout ce qu’on a fait, et que..." Sa fille dans les bras, ému presque aux larmes, Luc Friesse a bien du mal à poursuivre. L'organisateur doit annoncer la fin du Festival des Campagnes, après 14 ans d'existence.

Depuis 2004, ce festival rock bien connu du Loir-et-Cher se tenait chaque année à Saint-Laurent-Nouan, tant bien que mal. L'année 2012 avait déjà été déficitaire. L'année 2016 également, à l'issue de laquelle l'association avait lancé un financement participatif pour assurer sa survie. Mais, à l'issue de la 14ème édition, il manquera plus de 10 000 euros dans les caisses. Trop dur de redresser la barre, pour les organisateurs et bénévoles. 
 

"Tout ne peut pas durer éternellement"


"Les groupes ne vendent plus de CD. Donc, ce qui leur permet de gagner de l’argent, c’est les tournées. Du coup, les cachets augmentent, pour le même type de notoriété, d’envie, le prix est multiplié par deux ou trois. C’est une courbe qui croise la baisse de fréquentation, des gens qui consomment de plus en plus de "gros" festivals" analyse Luc Friesse. 

Le festival espérait réunir environ 800 personnes ces 25 et 26 octobre, un chiffre finalement divisé par deux chaque soir, alors que des Goliath comme le festival électro Chambord x Cercle parviennent à drainer plus de 20 000 personnes. 

"C’est de l’émotion, mais la vie avance et tout ne peux pas durer éternellement" tempère de son côté Franck Niederoest, co-créateur du festival. L'équipe doit désormais choisir de dissoudre l'association, ou affronter une liquidation judiciaire. Un scénario qui devrait pouvoir être évité grâce au soutien des partenaires. En espérant que peut-être, un jour, quatre copains comme eux reprennent le flambeau. 
 

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