Loir-et-Cher : le maire de Salbris demande au président Macron de rouvrir les petits commerces "non essentiels"

La colère des petits commerçants "non essentiels" gronde depuis le début du reconfinement. Ils sont soutenus par bon nombre d'élus. Dans une vidéo, le maire de Salbris en Sologne demande au président de la République de les rouvrir. Il a été entendu par le Premier ministre qui l'a même appelé
 

Alexandre Avril, le maire de Salbris dans le Loir-et-Cher s'adresse à Emmanuel Macron via les réseaux sociaux
Alexandre Avril, le maire de Salbris dans le Loir-et-Cher s'adresse à Emmanuel Macron via les réseaux sociaux © Mairie Salbris
Depuis le reconfinement, des voix ne cessent de s'élever contre la fermeture des commerces "non essentiels". Plus de 200.000 commerces sont concernés en France et partout, des maires signent des arrêtés municipaux autorisant l'ouverture des ces commerces considérés comme n'étant pas de "première nécessité". Le maire de Salbris dans le Loir-et-Cher, lui, utilise les réseaux sociaux pour s'adresser à Emmanuel Macron. Il a été entendu par Jean Castex qui l'a joint par téléphone. 

Le soutien aux commerces "non essentiels" s'organise

Manifestations, arrêtés municipaux,...un peu partout en France le soutien aux petits commerces "non essentiels" s'amplifie. Plusieurs élus et associations d'élus comme l'Association des Maires de France (AMF) ont réclamé, vendredi 30 octobre, l'ouverture de davantage de commerces de proximité, "placés dans une situation de grave déséquilibre de concurrence" par rapport à la grande distribution. L’AMF, qui regroupe plus de 34.000 maires, demande également le réexamen de la notion de "commerces de première nécessité". 

Vendredi 30 octobre, les libraires ont obtenu du Gouvernement la fermeture des rayons livres des grandes surfaces. Ils dénonçaient une concurrence déloyale. 

Le maire de Salbris interpelle le président de la République

Dans une vidéo postée sur son profil Facebook, Alexandre Avril, maire de la petite ville de Salbris en Sologne dans le Loir-et-Cher, de 5.000 habitants, lance un appel au président de la République Emmanuel Macron et lui demande de laisser les petits commerces ouverts. 
"Monsieur le Président, les hypermarchés ont fait le plein de jouets de Noël et de chrysanthèmes alors que vous fermez nos petites boutiques et nos fleuristes. C'est injuste ! Les supermarchés continuent de vendre des kits de coloration alors que vous fermez nos coiffeurs. C'est injuste ! Amazon multiplie son chiffre d'affaires alors que vous fermez nos libraires. C'est injuste !", s'insurge-t-il dans la vidéo. 
En parallèle, le maire de Salbris a créé une pétition sur change.org.  

Samedi 31 octobre, à l'instar de bon nombre de maires en France, Alexandre Avril a également pris un arrêté autorisant "l'ensemble des commerces non-alimentaires de la ville de Salbris" à rester ouverts. L'arrêté pourrait être cependant annulé par le préfet, puisqu'il est illégal.

Plus tard dans la journée, l'élu Solognot a indiqué sur sa page Facebook avoir été contacté par le Premier ministre. "Il m’a annoncé qu’il réunira demain (dimanche 1er novembre) les représentants du petit commerce et de la grande distribution pour trouver une solution « plus équitable ». Il est également prêt à réfléchir à une indemnisation des commerçants et indépendants", affirme Alexandre Avril. 

Le maire de Blois s'associe à Villes de France pour mettre la pression sur le Gouvernement

Le maire de Blois (Loir-et-Cher), lui a décidé de "ne pas prendre pour le moment d'arrêté autorisant l'ouverture des commerces de centre-ville", estimant qu'un "arrêté municipal ne peut aller à l'encontre de décrets nationaux. Les arrêtés pris depuis quelques jours par certains maires sont systématiquement invalidés par les préfets". Mais Marc Gricourt a rejoint l'action de l'association Villes de France (association d’élu·e·s qui rassemble les villes de 10.000 à 100.000 habitants et leurs agglomérations) pour faire pression sur le Gouvernement.
 
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