Loir-et-Cher : vers une solution pour retirer les pneus qui empoisonnent les vaches

Les pneus usagés se désagrègent au fil des ans et empoisonnent les vaches. En janvier 2020, les éleveurs auront la possibilité de les faire enlever à 50 % par la filière pneumatique.




 

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Depuis une quinzaine d'années, l'association Robin des bois, se bat pour éliminer les 700 000 tonnes de pneus jetés dans les campagnes. Il y a certes ceux qui sont jetés dans la nature mais aussi ceux qui servent pour lester les bâches et assurer l'étanchéïté des réserves de fourrage, des silos d'ensilage.

Souvent des rats, des guêpes et des moustiques-tigre viennent se nicher dans ces pneus usagés. Afin de remédier à la pollution par les particules de microplastique issues des pneus, la Secrétaire d’État à la Transition écologique Brune Poirson a signé lundi 15 juillet, un accord qui ouvre la filière du recyclage des pneus usagés (Michelin, Norauto, Midas..) aux exploitants agricoles.
 Elle prendrait 50 % des frais à partir de janvier 2020. Il reste 6 mois pour plancher d'action. L'état, via les chambres d'agriculture, pourrait participer, les collectivités aussi. "Le but étant d'arriver à ce qu'il ne reste que 15 % maximum à la charge des agriculteurs" estime le président de l'association Robin des bois, Jacky Bonnemains.

Avant 2015, la réglementation considérait le fait de lester les bâches d'ensilage avec des pneus comme une solution de valorisation des pneus usagés dont on ne savait, à l'époque, que faire. Aujourd'hui, ils peuvent être broyés et utilisés, entre autres, par les cimenteries.

Collecter et valoriser les pneus d'ensilage s'avèrent un chantier colossal, au plan financier : traiter 800 000 tonnes coûterait entre 120 et 160 millions d'euros.


 L’accord signé court jusqu’en 2025 et est renouvelable. Selon l’association Robin des Bois, il faudra compter entre quinze et vingt-cinq ans pour éliminer les pneus d’ensilage.

L'accord signé lundi 15 juillet 2019