Loir-et-Cher : le zoo de Beauval participe à une étude pour la conservation du rhinocéros blanc

Afin de préserver cette espèce, les scientifiques ont voulu mieux comprendre comme les petits viennent au monde, de la grossesse jusqu'aux premiers pas...

Un bébé rhinocéros blanc tète sa mère - Photo d'illustration
Un bébé rhinocéros blanc tète sa mère - Photo d'illustration © BELPRESS/MAXPPP
Kanty, Wami et Hawii sont des bébés précieux. Les trois petits rhinocéros blancs nés au zoo de Beauval ont défié les statistiques : "une naissance sur six chez les rhinocéros à une corne et les rhinocéros blancs dans les jardins zoologiques entraîne une mortinaissance ou une mort périnatale" assure l'Institut Leibniz pour la recherche sur la faune sauvage et de zoo.

Inscrit sur la liste rouge de l’UICN des espèces menacées, l'animal voit sa population diminuer d’année en année. Le rôle des zoos dans sa conservation est ainsi devenu de plus en plus essentiel. C'est pour cela que cet institut a mené, avec six zoos européens, dont le zoo-parc de Beauval, une étude sur la gestation des rhinocéros blanc.

"Une grande avancée pour la conservation des rhinocéros"


"Des scientifiques de l'Institut Leibniz, ainsi que des vétérinaires de zoos, ont surveillé de près 19 rhinocéros blancs dans six zoos européens et enregistré des calendriers pour le développement avant la naissance, la production de lait, les niveaux d'hormones, la durée de la gestation et ont documenté le début de [l'accouchement], les différentes étapes du travail et la position du fœtus à la naissance" énumère l'institut de recherche

Le but est de mieux connaître et mieux accompagner ces grossesses, en espérant voir le nombre d'individus augmenter. Pour cela, des données très concrètes ont été recueillies. Par exemple, le jeune rhinocéros est censé se mettre sur ses pattes après une heure, et commencer à téter après 3,5 heures. "Les exceptions à cette norme peuvent indiquer des complications à la naissance nécessitant une intervention obstétricale", expliquent les scientifiques. 

"Cette étude est un magnifique exemple de ce que la collaboration des zoos et de leurs spécialistes peut amener à la compréhension et la sauvegarde des espèces menacées. (...) C’est une grande avancée pour la conservation des rhinocéros blancs à laquelle Beauval est fier d’avoir participé" s'est réjoui le zoo-parc. 
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