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Redressement judiciaire du papetier Arjowiggins : la peur du vide

Devant l'usine Arjowiggins de Bessé-sur-Braye. / © JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Devant l'usine Arjowiggins de Bessé-sur-Braye. / © JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

A cheval sur deux départements, et deux régions, le bassin d'emplois de l'usine Arjowiggins porte le poids de l'attractivité du territoire. 

Par Avec AFP

Arjowiggins, à Bessé-sur-Braye, dans la Sarthe, à une heure de Tours. 830 salariés, et un bassin d'emplois à cheval sur deux départements, et deux régions. Chez ce papetier, nombreux sont ceux qui viennent travailler depuis Savigny-sur-Braye, Sougé ou Cellé.
 

Entreprise fermée, "région sinistrée"


Le redressement judiciaire qui pèse sur l'entreprise fait craindre une fermeture du site et, avec elle, l'enclavement de tout un territoire. "On ne dort plus", confie le maire de Bessé-sur-Braye, Jacques Lacoche. Sur les grilles de l'usine, le slogan peint sur une bâche "Arjo fermée = région sinistrée" résume la situation. 

"Il y avait beaucoup d'intervenants, de sous-traitants. Si Bessé ferme, c'est catastrophique, c'est l'usine du coin", explique une employée, dans un restaurant voisin."  "Tout le monde travaille avec l'usine, renchérit Antoine, opticien, habitué à fournir des lunettes de protection aux ouvriers. Si ça ferme, est-ce que le collège sera justifié ?"

Même constat jusque dans le Loir-et-Cher pour Didier Chartain, qui travaille dans la mécanique de précision : Arjowiggins représente 40% de son chiffre d'affaire. 
 

L'espoir d'une reprise ? 


Un couperet d'autant plus douloureux que les élus croyaient en certains signaux encourageants.  "C'est tombé d'un coup: on parlait de réemplois
et tout d'un coup on est en redressement judiciaire
"
, dit le maire Jacques Lacoche. Pour Gilles Leproust, conseiller départemental communiste, l'usine dispose d'un bon carnet de commandes. "On parle de tsunami social pour la région: le terme est adapté", dit-il gravement.

Selon l'intersyndicale du site, 3 000 emplois directs et indirects seraient menacés sur les deux usines sarthoises. Un seul repreneur potentiel s'est pour le moment manifesté, le groupe THLF. Il a jusqu'au 6 mars pour déposer son offre. 
 

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