Vendôme : dans les coulisses de la pension de famille, un toit pour se reconstruire

Georges vivait dans la rue il y a deux mois. Aujourd'hui, il cuisine pour les autres résidents de la pension de famille de Vendôme. / © Marine Rondonnier - France 3 CVDL
Georges vivait dans la rue il y a deux mois. Aujourd'hui, il cuisine pour les autres résidents de la pension de famille de Vendôme. / © Marine Rondonnier - France 3 CVDL

L’association de lutte contre les détresses (l'ASLD) gère quatre pensions de famille dans le Loir-et-Cher. Ces maisons relais constituent un hébergement pérenne pour les personnes fragiles après un passage par la rue, un foyer d'accueil ou qui sont dans l'incapacité de vivre seuls. 

Par Marine Rondonnier

Ce type d'accueil pour les personnes fragiles est plébiscité par l'Etat qui veut créer 10 000 places en France d'ici 3 ans. 


Episode 1 : Les pensions de famille : comment ça marche ? 

Dans ce premier épisode, Marine Rondonnier et Sanaa Hasnaoui nous amènent au coeur du fonctionnement de la pension de famille de Vendôme « le Lubidet » ouverte en 2015 et son extension « Les frères Lumières ». Elle accueille 14 personnes. Pour intégrer une maison relais, il faut disposer d'un revenu : RSA, pension de reversion, allocation adulte handicapé. Les résidents disposent d'un appartement individuel (Le Lubidet) ou un logement en colocation (Les Frères lumières). Ils paient une pension qui comprend le loyer, les charges et une partie de l'alimentation. Ils doivent aussi participer à la vie collective de la pension dans la journée. L'Etat donne 16 euros par jour et par personne. 

Episode 2 : Une soirée avec Véronique et Jérôme, deux résidents de la pension de famille de Vendôme

À la pension de famille de Vendôme, les résidents peuvent disposer de leurs soirées comme ils le souhaitent.

Dans ce deuxième épisode, nous vous proposons de partager une soirée avec Véronique et Jérôme, devenus amis au Lubidet, logement pérenne alternatif au foyer ou à la rue pour les gens qui ont besoin de se reconstruire après avoir traversé un moment difficile dans leur vie.
Jérôme, 37 ans, espère travailler en ESAT à Mondoubleau et pouvoir vivre vraiment seul. Véronique, 61 ans, aimerait avoir un appartement en ville mais elle ne peut pas vivre seule. La solitude les angoisse. 
 

Episode 3 : Réapprendre les gestes du quotidien 

En maison relais, les résidents réapprennent les gestes du quotidien. Entretenir son appartement, faire les courses, prendre soin de soi. Des choses anodines qui peuvent être insurmontables pour certains.

Dans ce troisième épisode, Marine Rondonnier et Sanaa Hasnaoui ont passé la journée avec Walter, arrivé au Lubidet en juin.  
Ce jour-là, il fait équipe avec Claude pour les courses de toute la pension. Budget maximum : 400 euros par semaine. 

Episode 4 : Le goût des autres

La cuisine et le jeu permettent de s'ouvrir aux autres et de reprendre confiance. Dans ce quatrième et dernier épisode, nous étions aux fourneaux avec Philippe, le chef du jour puis avec la quasi totalité des résidents du Loir-et-Cher pour une après midi pétanque. 

Tous les midis, un résident prépare le repas pour tout le monde. Plusieurs fois par an, les pensionnaires de toutes les maisons relais du Loir-et-Cher gérées par l'ASLD (Association d'Accueil, de  Soutien et de Lutte contre les Détresses) se retrouvent autour d'une journée festive. 
32 des 42 résidents des Maisons Relais ASLD du Loir-et-Cher se sont retrouvés pour une journée pétanque / © Marine Rondonnier -France 3 CVDL
32 des 42 résidents des Maisons Relais ASLD du Loir-et-Cher se sont retrouvés pour une journée pétanque / © Marine Rondonnier -France 3 CVDL



 

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