Pension de famille : un toit pour réapprendre le quotidien

Les pensionnaires et le personnel encadrant de la pension de famille de Vendôme / © Marine Rondonnier
Les pensionnaires et le personnel encadrant de la pension de famille de Vendôme / © Marine Rondonnier

La pension de famille est destinée à l’accueil de personnes à faible niveau de ressources, dans une situation d’isolement ou d’exclusion. Elles sont une étape pour se poser dans un logement autonome chaleureux, pour (ré)apprendre à habiter ou cohabiter.

Par Marine Rondonnier

Jean-François a 53 ans. Il vit dans la pension de famille de Vendôme depuis 3 ans avec treize autres pensionnaires.
 
Jean-François et Alexandra, éducatrice à la pension de famille de Vendôme / © Marine Rondonnier
Jean-François et Alexandra, éducatrice à la pension de famille de Vendôme / © Marine Rondonnier

Je suis arrivé ici après un AVC. Je ne pouvais plus travailler et je ne pouvais pas vivre seul chez moi.

Et d’ajouter comme une confidence : « en plus ici, on veille à ce que je ne fasse pas de bêtises… notamment avec l’alcool. »

Les pensionnaires paient un loyer selon leurs revenus.

Ici, les pensionnaires ont chacun un appartement pour lequel ils paient une pension : « Le prix comprend le loyer, la nourriture et les produits d’entretien », explique Sandrine Fontaine, directrice générale de l’ASLD (Association d’Accueil, de Soutien et contre les Détresses), une des trois associations qui gèrent les pensions de famille du Loir et Cher.

Sans les pensions versées par les résidents, ce type de lieu ne pourrait pas exister. L’Etat finance les frais de fonctionnement à hauteur de 16 euros par jour et par personne soit 500 000 euros pour le Loir et Cher.

« Quand on est bien chez soi, on s’ouvre plus facilement vers l’extérieur »

Ces pensions de famille permettent aux personnes fragiles de retrouver confiance et de réapprendre à gérer leur quotidien. Entretenir son appartement, se faire à manger, se lever tous les matins : "Quand on est bien chez soi, on s’ouvre plus facilement vers l’extérieur ", raconte Alexandra Brière, une des deux éducatrices de la pension de famille de Vendôme.

Un plan de relance des pensions de famille

Ce type d’accueil pour les personnes fragiles est plébiscité par l’Etat qui souhaite en voir d’autres naître. D’ici 2022, 38 nouvelles places doivent être crées dans le Département. 10 000 au niveau national.


Reportage à la cité du Lubidet, ancienne cité ouvrière de Vendôme, de Marine Rondonnier, Sanaa Hasnaoui et Laurent Vaury : 

 

Pension de famille de vendôme : un toît pour réapprendre le quotidien
Reportage de Marine Rondonnier, Sanaa Hasnaoui et Laurent Vaury
Les pensions de famille dans le Loir et Cher :
- 7 sites
- 86 places
- 3 associations : l’ASLDEMMAÜS Solidarités, Traverses
- Subventions de l’Etat : 500 000 euros par an soit 16 euros par pensionnaire et par jour
- Loyer : 420 euros selon les revenus ( APL à déduire)

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