VIDÉO. "C'était le prophète sur scène" : Johnny Hallyday, toujours vivant chez ce collectionneur du Loiret

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Un collectionneur de Johnny Hallyday à Bellegarde ©Théophile Mbaka/Arthur Nys/Laurent Vaury

François Escames a amassé des dizaines d'objets liés à la vie de Johnny Hallyday, son artiste préféré. À Bellegarde, dans le Loiret, il tient un restaurant qui rend hommage à l'idole des jeunes.

Cinq ans après sa mort, Johnny est toujours vivant dans la mémoire de ses fans. Et notamment dans celle de François Escames, marseillais d'origine, venu s'installer à Bellegarde, dans le Loiret. Il y a ouvert un bar-restaurant, baptisé "The Route 66". En hommage, évidemment, à l'idole des jeunes. 

"Je suis fan depuis mes 15 ans, grâce à mon petit frère qui a commencé à me faire écouter des vinyles". Et puis les deux frangins vont voir un concert de la star. Puis deux, puis trois. Au total, François Escames estime avoir vu au moins une quinzaine de shows de Johnny Hallyday. À Marseille, à Bordeaux, à Toulouse, à Metz, au Parc des Princes à Paris. Et à Saint-Denis : 

Quand il jouait au Stade de France, on y allait le vendredi, le samedi et le dimanche. Il y avait toujours quelque chose de différent.

François Escames

Dans son restaurant, ouvert en 2016, François Escames organise chaque année deux concerts pour rendre hommage à son idole : un en juin, pour marquer l'anniversaire de la star, et un en décembre, à l'anniversaire de sa mort. Il fait venir des sosies, des imitateurs, des chanteurs plus ou moins professionnels… "Tous ceux qui veulent chanter Johnny", sourit le patron. 

L'envie d'avoir envie

Car quoi de mieux qu'un concert pour rendre hommage à Johnny Hallyday, lui qui était, selon François Escames, "un pur showman" : "Peu d'artistes en France peuvent faire un concert comme Johnny Hallyday. C'était le prophète quand il était sur scène, le public était à genoux.

Mais le restaurant n'est que la façade de l'adoration du Loirétain pour le rocker. En backstage, François Escames entretient avec minutie son antre, une salle dédiée. "J'y viens pour me retrouver seul avec Johnny, pour me ressourcer", explique-t-il. Aux murs, des affiches, des calendriers, des pochettes d'albums… tout est estampillé Johnny, évidemment. Dans les enceintes, résonne le tube L'Envie, écrit pour l'idole par Jean-Jacques Goldman, une des chansons fétiches de François Escames : 

Cette chanson, elle montre que, dans la vie, quand on en a envie, on peut tout faire. Johnny, il l'a montré, il a pu tout faire malgré des moments difficiles. C'est pour ça que j'aime Johnny.

François Escames

Voyage au pays des vivants

Cette salle, c'est son musée privé, à l'image de celui de Fabrice Luchini dans Jean-Philippe. Il y stocke des livres, des figurines, et une rareté : l'emprunte qui a permis de graver les vinyles originaux de l'album Sang pour sang, écrit par le fils de Johnny, David Hallyday. Un objet "inestimable", qui "fait saliver" ses amis motards et collectionneurs eux-aussi.

Mais François Escames ne se repose pas sur ses lauriers. Chineur invétéré, il parcourt les brocantes à la recherche de trouvailles inattendues. Comme cette tour contenant les 276 singles de Johnny en version CD. "Quand je l'ai trouvé, j'ai pleuré, j'ai toute sa vie musicale", confie le collectionneur. Ce qui lui manque aujourd'hui : "une grande figurine en plâtre".

Reste que Johnny, il l'a dans la peau : un tatouage du visage du rockeur figure sur le biceps gauche de François Escames. Johnny, pour lui, c'est "à la vie". 

Avec Théophile Mbaka.

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