Justice : Jusqu'à deux ans de prison ferme contre les émeutiers de Montargis

Des peines comprises entre un et deux ans de prison ferme ont été prononcées contre cinq jeunes hommes pour leur participation aux émeutes de Montargis, dans la nuit du 29 au 30 juin 2023. Des dizaines de commerces avaient été vandalisés, et quatre immeubles partis en flamme.

Il fait nuit noire sur le tribunal d'instance de Montargis, lorsque cinq des sept jeunes hommes mis en cause sont condamnés pour leur participation aux émeutes de Montargis. Des peines comprises entre un et deux ans de prison ferme ont été prononcées par le tribunal correctionnel. 

Jean-Cédric Gaux, procureur de la République avait requis des peines de 1 à 4 ans de prison ferme quelques heures plus tôt. 

Cinq heures de débats auront été nécessaires pour tenter de savoir qui a joué quel rôle, dans les émeutes du 29 au 30 juin 2023. La majorité des mis en cause, âgés de 19 à 22 ans, on déjà un casier judiciaire, et sont jugés en récidive légale. Le parquet demande également des peines d'interdiction de séjour dans la ville de Montargis, entre deux, et cinq ans cette fois-ci. 

J'étais dans une folie totale"

Dans une salle bondée, la présidente a tenté d'en savoir plus : "C'était hyper dangereux cette nuit-là, pourquoi vous êtes sorti, vous ? , questionne-t-elle. "Par curiosité", "pour regarder" ...repondent-ils en substance. "J'ai été bête", estime un autre du bout des lèvres. "Et vous", lance la magistrate, "pourquoi vous avez cassé la vitrine ? Pour voler ? Pourquoi une cagoule en plein mois de juin ?" Insiste-t-elle sans obtenir beaucoup d'explications. 

Certains des prévenus nient leur présence au milieu des émeutiers cette nuit du 29 au 30 juin. Ils contestent leur identification sur les images de vidéosurveillance ou les réseaux sociaux. Au milieu de ce concert de dénégations, deux d'entre eux reconnaissent les faits. "J'étais dans une folie totale, en colère contre le système", avance un prévenu.

Nuit d'émeute à Montargis 

Dans la nuit du 29 au 30 juin, des dizaines de commerces avaient été vandalisés, quatre immeubles étaient partis en flamme. La pharmacie Mirabeau s'etait également effondrée le 30 juin dans l'après-midi après avoir été incendiées. Selon le maire de la ville, Benoît Digeon, "300 émeutiers" avaient déferlé sur le centre-ville et 120 magasins magasin avaient été touchés durant les émeutes pour un préjudice matériel estimé à 360 000 euros. 

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