Montargis : mandat d'arrêt délivré contre les trois personnes accusées d'avoir prostitué une adolescente de 14 ans

Publié le Mis à jour le
Écrit par Marine Rondonnier .

Elles avaient été remises en liberté le 18 mars dernier par le Juge des libertés et des détentions de Montargis, ce qui avait créé une forte polémique. Les trois personnes accusées d'avoir séquestré et prostitué une mineure de 14 ans sont, depuis hier, sous le coup d'un mandat d'arrêt. 

"Ils ne se sont pas présentés devant la chambre d'instruction et n'ont donc pas respecté les clauses de leur contrôle judiciaire. C'est pourquoi la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Orléans a délivré un mandat d'arrêt contre ces trois personnes."

Loïc Abrial, procureur de la République de Montargis, ne commente pas cette décision. Mais il avait fait appel le 18 mars dernier quand le juge des libertés et de la détention avait relâché ces trois personnes et les avait placées sous contrôle judiciaire en attendant leur procés prévu le 13 mai 2020. 

Ce jeudi 9 avril 2020, la chambre de l'instruction de la Cour d'appel d'Orléans a infirmé la décision du juge des libertés et de la détention. Un mandat d'arrêt a été délivré pour interpeler ces deux hommes et cette femme accusés d'avoir séquestré et prostitué une adolescente de 14 ans entre février et mars 2020. 

Rappel des faits

Entre février et mars dernier, un jeune couple originaire de la banlieue parisienne (24 ans et 19 ans) et un Montargois âgé de 27 ans auraient séquestré et livré à la prostitution une adolescente de 14 ans, qui s’était enfuie d’un foyer du Val-de-Marne. La jeune fille aurait effectué des dizaines de passes par jour dans un appartement à Montargis ainsi que dans des hôtels à Orléans et Blois. 

Le proxénète, en état de récidive légale, âgé de 24 ans, sa compagne de 19 ans et le logeur de Montargis, un homme de 27 ans, ont tous les trois été relâchés et placés sous contrôle judiciaire le 18 mars. Le juge des libertés et des détentions avait évoqué la probabilité de contamination par le coronavirus en prison. Il avait donc appliqué une circulaire du 14 mars dernier du Ministère de la Justice 

Appel du procureur de la République de Montargis

Loïc Abrial, procureur de la République de Montargis, avait requis l'incarcération de ces trois personnes. Quand le juge des libertés et des détentions les a relâchés et placés sous contrôle judiciaire, il a fait appel auprès de la Chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Orléans. "L'homme âgé de 24 ans accusé de proxénétisme en état de récidive encourt 20 ans de réclusion criminelle et les deux autres encourent 10 ans. C'est la peine maximum en matière délictuelle", précise Loïc Abrial. Et d'ajouter : "Ils sont activement recherchés par la police et la gendarmerie. Ils seront jugés le 13 mai même en leur absence". 

La justice dispose de deux mois pour juger des prévenus à partir du jour où ils ont été présentés devant le procureur de la République.
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