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Montargis : les professionnels de la justice protestent contre le regroupement des tribunaux

© France 3 CVDL
© France 3 CVDL

Adoptée par le Parlement le 23 mars, une des plus importantes réformes de la justice vient de voir le jour, dans le but "avoué" de simplifier certaines procédures. Á Montargis dans le Loiret, les professionnels de la justice ont manifesté leur mécontentement devant le palais de justice jeudi 23 mai

Par Elsa Cadier

Une réforme de la carte judiciaire qui ne plait pas aux professionnels de la justice

Le 23 mars dernier, la loi n° 2019-222 dite de "programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice " a été adoptée par le parlement. Elle est l'une des plus importantes réformes de la justice avec pour objectif de simplifier certaines procédures. Mais avant tout, les professionnels du droit redoutent une perte de proximité avec les justiciables et un bouleversement considérablement de la justice au quotidien. Un bon nombre de mesures civiles et institutionnelles concernent les particuliers. Sa mise en oeuvre devrait s'étaler sur les prochaines années. 
 

Les grands changements

À compter du 1er janvier 2020, le tribunal d'instance (TI) et le tribunal de grande instance (TGI), des instances départementales vont fusionner pour n’en faire qu’une et devenir le tribunal judiciaire (TJ). Le but est d’offrir un guichet unique aux justiciables et de permettre plus de souplesse, pour les chefs de juridiction, dans la gestion de leurs effectifs. 
 

Les professionnels de la justice de Montargis sont inquiets pour leur avenir

Ils étaient une cinquantaine à manifester devant le tribunal de Montargis dans le Loiret. Avocats, greffiers,... pour eux, ce regroupement est une remise en cause de la justice de proximité.

La volonté du gouvernement est bien de départementaliser les tribunaux et de régionaliser les chambres d'appel par souci d'économie budgétaire, nous dit Jean-Pierre Merle, avocat et bâtonnier du barreau de Montargis, mais on sait bien qu'aucune économie n'est faite lors des regroupements".

Pour Bruno Nottin, greffier et délégué CGT, la logique de rationnalisation ne sert pas les justiciables :

Plus de tribunal d'instance signifie que les délais vont être allongés et les justiciables vont en subir les conséquences. On l'a bien vu, partout où il y a eu des regroupements, il y a eu des suppressions de postes et les delais ont été rallongés".



 

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