La cycliste Orléanaise Marion Sicot suspendue pour deux ans pour dopage

La cycliste originaire d'Orléans, Marion Sicot, a été suspendue pour une durée de deux ans pour s'être injecté de l'EPO en juin 2019, selon une décision de la commission des sanctions de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) dont l'AFP a eu copie. 
 

Photo d'archives. Après avoir clamé son innocence, Marion Sicot avait reconnu, dans un reportage de Stade 2 diffusé le 8 mars 2020, s'être injecté le produit trois jours avant la course dans l'espoir de faire une performance et regagner la confiance de son manager.
Photo d'archives. Après avoir clamé son innocence, Marion Sicot avait reconnu, dans un reportage de Stade 2 diffusé le 8 mars 2020, s'être injecté le produit trois jours avant la course dans l'espoir de faire une performance et regagner la confiance de son manager. © Eric Malot - MAX PPP

La cycliste de 28 ans était suspendue provisoirement depuis le 18 juillet 2019 après un contrôle posif à l'EPO le 27 juin 2019 aux Championnats de France. Elle sera interdite de course jusqu'en juillet 2021, selon cette décision de l'AFLD rendue le 16 décembre. Après avoir clamé son innocence, Marion Sicot avait reconnu, dans un reportage de Stade 2 diffusé le 8 mars 2020, s'être injecté le produit trois jours avant la course dans l'espoir de faire une performance et regagner la confiance de son manager.

Elle a déposé plainte contre celui-ci, le Belge Marc Bracke, ancien manager de l'équipe Doltcini-Van Eyck, auprès du parquet de Montargis (Loiret) pour harcèlement sexuel. 
Marion Sicot affirme avoir été mise à l'écart parce qu'elle avait décidé, au printemps 2019, d'arrêter d'envoyer à Marc Bracke des photos d'elle en sous-vêtements, comme il le lui avait demandé plusieurs fois depuis octobre 2018, au prétexte de contrôler son poids et sa forme physique. Elle a versé à la procédure ses échanges avec son manager sur la messagerie WhatsApp de 2016 à 2019.

M. Bracke "a imposé à cette sportive de 26 ans, de façon répétée, un comportement humiliant à connotation sexuelle et qui n'avait à l'évidence aucune justification sportive" et "s'est livré à un harcèlement sexuel d'autant plus inadmissible qu'il connaissait la précarité de la situation de la jeune femme et ne pouvait ignorer l'emprise qu'il exerçait sur elle du fait de ses fonctions de dirigeant", relève la commission des sanctions de l'AFLD dans sa décision.  
Elle "a d'autant plus cherché à se perfectionner et à réaliser des performances sportives qu'elle souhaitait échapper à ces rapports malsains (...) c'est dans ce contexte particulièrement difficile, qui ne peut être ignoré que Mme Sicot a décidé d'avoir recours au dopage", ajoute l'AFLD. 

Cette décision "montre qu'elle sanctionne les athlètes qui ont fauté tout en appréhendant le contexte dans lequel est intervenu la pratique dopante", s'est félicité l'avocat de Marion Sicot Antoine Woimant auprès de l'AFP. Il a précisé que l'AFLD avait réclamé une suspension de quatre ans. 

En octobre dernier, l'Union cycliste internationale avait annoncé l'ouverture d'une procédure disciplinaire pour "harcèlement" contre le Belge Marc Bracke, pour des allégations portées par deux coureuses. 
 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
dopage cyclisme sport