Orléans : une facture de 600 000 euros pour sécuriser le campus universitaire

L'université d'Orléans présente une facture de 600 000 euros pour sécuriser le campus après les agressions sexuelles de l'automne dernier.
© Isabelle Racine - France 3 Centre-Val de Loire

Des agressions sexuelles à répétition

Il y a deux mois, à l’automne dernier, des étudiantes ont été victimes d’agressions sexuelles sur le campus de l'université d'Orléans. Très vite, la direction du campus a pris des mesures pour renforcer la sécurité en augmentant notamment le nombre d'agents de sécurité et en remplaçant 5 des 40 caméras de vidéosurveillance.
Depuis, la direction de l’université a souhaité aller plus loin dans la modernisation et le renforcement de la vidéosurveillance. Les caméras actuelles sont vétustes, elles ont été installées il y a une vingtaine d'années et la qualité des images qu'elles fournissent est très dégradée, surtout la nuit quand la luminosité est faible.
De plus, elle souhaite entreprendre des travaux d’entretien des sous-bois et rénover l’éclairage public : les agressions ont eu lieu dans des zones peu éclairées.
 

600 000 euros pour sécuriser le campus

Le président de l’université, Ary Bruand, souhaite prendre d’autres mesures et présente la facture de 600 000 euros à l’Etat et donc à son représentant le rectorat. Pour l’heure, Ary Bruand n’a pas encore eu de réponse du rectorat, celui-ci n’en ayant pas eu non plus de la part de sa tutelle, le ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse.
 

Des agressions à répétition fin novembre

Entre 5 et 10 étudiantes avaient été victimes d'agressions sexuelles sur le campus il y a deux mois. Le mode opératoire était quasiment toujours le même : en fin de journée, un homme, le visage dissimulé par une capuche, suivait les étudiantes puis se jetait sur elles et procédait à des attouchements avant de s'enfuir en courant. A l'époque, le président de l'université avait aussi évoqué des "placages au sol".
 

L’enquête se poursuit

Pour l’heure, l’enquête est toujours en cours : il n’y a pas eu d’interpellation.

 
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