Orléans : la Ligue du Centre de football une nouvelle fois condamnée pour des faits de harcèlement sexuel et moral

Le conseil de prud’hommes d’Orléans a condamné la Ligue du Centre de football pour des faits de harcèlement moral et sexuel de la part de l’ancien président Jacky Fortépaule sur plusieurs employés. 

Le conseil des Prud'hommes a condamné pour la Ligue du Centre a versé des dommages et intérêts aux victimes de harcèlement moral et sexuel.
Le conseil des Prud'hommes a condamné pour la Ligue du Centre a versé des dommages et intérêts aux victimes de harcèlement moral et sexuel. © Philippe Turpin - MaxPPP
C’est un scénario qui se répète. Le conseil de prud’hommes vient une nouvelle fois de condamner la Ligue du Centre de football, comme il l’avait déjà fait en mai dernier. Dans ce nouveau volet de l’affaire, trois cadres avaient dénoncé des faits de harcèlement moral et sexuel de la part de l’ancien président, Jacky Fortépaule.

Plus de 60.000 euros de dommages et intérêts

Au total, la Ligue est dans l’obligation de verser 10.000 euros de dommages et intérêts à chacune des victimes. Une somme qui s’ajoute aux 28.000 euros que doit déjà verser l’instance aux trois salariées reconnues victimes en mai dernier. Avec les frais de justice à rembourser, la Ligue va devoir débourser plus de 68.000 euros. 

Les victimes de harcèlement de la part de l’ancien directeur sont aussi bien des femmes que des hommes. Beaucoup décrivaient une ambiance pesante et un climat de défiance vis-à-vis de Jacky Fortépaule. 

Des propos sexistes et misogynes

L’une des victimes notait scrupuleusement toutes les réflexions déplacées de l’ancien directeur.

Vous avez préparé le repas pour ce soir (…). Ah oui, vous mettrez plutôt vos sous-vêtements transparents. 
J’économise vos jambes les filles pour le ménage. 

Dans un courrier datant du 20 juillet 2018, l’inspection du travail avait même alertée à ce sujet. 

Les salariés sont en situation de souffrance et que la dégradation des conditions de travail et les difficultés de communication rendent nécessaire des actions concrètent relatives au traitement des risques psychosociaux.

Malgré la condamnation du conseil des Prud’hommes, le volet judiciaire n’est peut-être pas totalement refermé pour la Ligue du Centre. Il pourrait en effet y avoir un volet pénal à cette affaire. Une enquête préliminaire a été ouverte en janvier dernier par le parquet d’Orléans. 
 
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