Pithiviers : le tribunal statuera le 4 juillet sur le sort de l'entreprise Isochem (285 salariés)

Isochem à Pithiviers. Le groupe pharmaceutique emploie 225 salariés en France, dont 96 dans l'Est du Loiret. Il va se déclarer en cessation de paiement fin juin 2017. / © Google View
Isochem à Pithiviers. Le groupe pharmaceutique emploie 225 salariés en France, dont 96 dans l'Est du Loiret. Il va se déclarer en cessation de paiement fin juin 2017. / © Google View

Le tribunal de commerce d'Evry (Essonne) examinera le 4 juillet la demande de placement en redressement judiciaire du fabricant de chimie fineIsochem, 285 salariés, qui a déposé mercredi son bilan, a-t-on appris de sources concordantes.

Par FM avec AFP

En difficulté depuis la perte d'un contrat crucial de sous-traitance pharmaceutique avec le groupe pharmaceutique américain Gilead, le groupe de chimie fine Isochem, qui comprend 285 salariés sur 4 sites en France, s'est déclaré en cessation de paiements. Un coup dur pour l'emploi dans le Pithiverais où 96 emplois sont menacés.

Une audience est prévue le 4 juillet au tribunal de commerce d'Evry. La société "devrait être placée en redressement judiciaire" et "des administrateurs et des mandataires devraient être nommés dans la foulée", a précisé le porte-parole. L'intersyndicale (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC) a appelé mercredi les salariés à un rassemblement le même jour à 09H30 devant le tribunal, a indiqué à l'AFP Marc Lepage (CGT). Les syndicats demandent à l'actionnaire Aurelius AG d'aider financièrement le groupe à "maintenir tous les sites et tous les emplois" le temps de trouver un repreneur.

Selon le délégué, "neuf industriels se sont montré intéressés", dont "l'Américain PMC et une entreprise italienne". Il y a "plusieurs marques d'intérêt", émanant de fonds d'investissements et "surtout d'industriels de plusieurs nationalités européennes", a simplement indiqué le porte-parole d'Isochem.

Ancienne filiale de la Société nationale des poudres et explosifs (SNPE), Isochem a été cédée en 2010 au holding industriel allemand Aurelius AG. Après des années dans le rouge, des suppressions d'emplois et des cessions de filiales à l'étranger, la société venait d'atteindre l'équilibre financier l'an dernier, avec un chiffre d'affaires de 57 millions d'euros.

Outre Vert-le-Petit, le groupe possède trois autres sites en France: Gennevilliers (Hauts-de-Seine), Pithiviers (Loiret) et un petit site d'une quinzaine de salariés à Pont-de-Claix (Isère), dédié à l'agrochimie, qui pourrait être vendu à part. Un repreneur pour ce dernier site avait été recherché l'an dernier, en vain.

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