Elections européennes : un jeune originaire de Saint-Jean-de-Braye devient “influenceur européen”

Strasbourg, ville européenne, accueille également le Parlement européen. / © PATRICK HERTZOG / AFP
Strasbourg, ville européenne, accueille également le Parlement européen. / © PATRICK HERTZOG / AFP

Originaire de Saint-Jean-de-Braye, près d'Orléans, l'étudiant Timothé Lucius participe jusqu'à samedi à "Spread the Vote", cycle d'ateliers et de rencontre organisés entre 90 jeunes de 3 pays européens. 

Par Bertrand Mallen

Et si les politicien de demain devaient aussi s'improviser vidéastes, influenceurs, instagrameurs ? Trois offices pour la jeunesse européennes organisent jusqu'au 27 avril, des rencontres et des ateliers à Strasbourg pour 90 jeunes issus de France, d'Allemagne et de Pologne. L'objectif : présenter la première "fabrique d'influenceurs européens".

Un projet initié pour endiguer l'abstention des jeunes aux prochaines élections européennes et auquel Timothé Lucius, 20 ans, croit dur comme fer. Étudiant de Science-Po originaire de Saint-Jean-de-Braye et militant au MJS, il incarne une jeunesse qui s'autorise encore à "rêver d'Europe". "Les jeunes ont l'impression de ne pas être entendus par les politiques", reconnaît-il. Un problème de communication auquel le jeune militant est bien décidé à se confronter.

Heureux qui comme Ulysse...

Et lui, quel est son rapport avec l'Europe ? "J'ai pu beacoup voyager grâce à l'Europe", explique-t-il. Dès ses 15 ans, il participe au programme d'échange Voltaire pour séjourner en Allemagne. Il part ensuite à Dublin, et actuellement c'est à Copenhague qu'il étudie grâce au programme Erasmus.

Des voyages qui ont bien formé la jeunesse de ce futur politique. "J'ai eu une chance de fou !", résume l'étudiant, qui pourtant garde une certaine tendresse pour la région orléanaise, son "point d'accroche". Une chance dont Timothé estime d'ailleurs qu'elle devrait être mieux partagée : "Pourquoi ne pas généraliser les programmes comme Erasmus, et proposer à tous les jeunes qui le veulent de partir dans un autre pays ?" lance-t-il. "L'Europe peut servir à cela."

Les secrets de la comm' 3.0

Rendre cette confiance dans l'Europe communicative, ou plutôt virale, c'est tout l'enjeu de ces trois jours à Strasbourg. A travers des rencontres avec des personnalités politiques, des communicants, mais aussi des ateliers multimédias, les jeunes générations politiques vont se confronter aux écueils de la communication 3.0

"L'Europe ne fait plus assez rêver", déplore Timothé, s'autorisant une envolée lyrique : "Il faut redonner envie d'Europe, faire rêver d'Europe, de son futur !" Et pour cela, s'approprier YouTube et les réseaux sociaux comme les anciennes générations se sont autrefois appropriées la télévision ? "Chaque génération a ses nouveaux outils, qu'elle doit apprendre à exploiter", confirme le jeune militant.

Un objectif ambitieux, alors que l'abstention des jeunes aux prochaines élections européennes risque de battre un nouveau record. Et pour l'atteindre, les réseaux sociaux ne seront pas de trop. Espérons juste que les campagnes politiques du futur nous épargneront les filtres Snapchat.

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