"Passerelles" : un service pour accompagner les étudiants vers le marché du travail

Pas facile, quand on termine ses études, de franchir le cap du 1er emploi, ou même de décrocher un stage ou une alternance. Deux Tourangelles viennent de créer un service d’accompagnement.

Affiner son projet professionnel, soigner sa e-réputation ou s'entraîner aux entretiens d'embauche, les étudiants ont bien souvent besoin de se sentir épaulés.
Affiner son projet professionnel, soigner sa e-réputation ou s'entraîner aux entretiens d'embauche, les étudiants ont bien souvent besoin de se sentir épaulés. © Cyril SOLLIER/LA PROVENCE/MAXPPP

Albane Sanchez est étudiante en Master 2 d’Économie à l’Université de Tours. A 23 ans, elle se destine à devenir économiste d’entreprise. Avant même de décrocher un premier emploi, il lui a fallu trouver un stage. Elle a profité pour cela de l’aide précieuse d’une professionnelle des ressources humaines.

Rédiger un profil Linkedin, simuler un entretien : « le travail a été mené en petit groupe, mais de façon tout à fait individualisée » se souvient-elle ; « l’intervenante s’est mise dans la peau d’un recruteur, et cela m’a permis de bien me préparer ». Pour la jeune étudiante, « ces éléments de professionnalisation, c’est la petite touche qui me fera me démarquer ». Aujourd’hui, Albane a décroché son stage dans une grosse entreprise de conseil et de services informatiques. Un premier pas vers son futur emploi, grâce à cet accompagnement.

Combler un manque des écoles et des Universités

Cela faisait longtemps qu'Anne-Frédéric Guillot et Meggie Bouttier se connaissaient. Les deux amies œuvraient toutes deux dans l’accompagnement, l’une en tant que conseillère à Pôle Emploi et l’autre comme consultante RH. Un gros savoir-faire, avec une attirance marquée pour l’aide en direction des publics jeunes. « Forcément, quand on a constaté, dans l’actualité, combien les jeunes étaient touchés par les conséquences du Covid, cela n’a fait que renforcer notre souhait de les aider», explique Meggie Bouttier. Particulièrement les étudiants. « Il s’agit pour nous de combler un manque des écoles ou des Universités, car elles font quelques fois appel à des intervenants extérieurs, mais les apports sont généralement trop ponctuels, ou trop aléatoires » justifie-t-elle.

Ce service d’aide – une sorte de coaching – s’est mis en place peu à peu. « Il ne s’est réellement structuré que depuis le mois de mars » précise Meggie Bouttier. Il porte désormais un nom : Passerelles.

Deux modes d’accompagnements sont proposés. L’un est de type collectif, sous forme d’ateliers de 10 à 20 étudiants, avec des interventions réparties en plusieurs modules thématiques. Ce sont ici les établissements supérieurs – écoles privées ou Universités – qui confient l’organisation de ces ateliers à Passerelles. Cela se fait généralement au cours, ou en fin de cursus. Les étudiants en Master 1 et 2 de la faculté d’Economie de Tours ont ainsi été guidés l’an dernier de cette façon.

CV, lettres de motivation et e-réputation

Les autres modes d’interventions proposés sont plus individuels. Les options sont nombreuses : simulations d’entretiens ou de job dating, optimisation des supports sociaux, CV, etc. Avec des formats plus ou moins longs et plus ou moins développés, ces accompagnements peuvent se faire en présentiel ou à distance.

De quoi affiner son projet professionnel, apprendre à chercher efficacement stage ou emploi, soigner sa e-réputation, améliorer son CV ou sa lettre de motivation, ou encore s’entraîner à l’épreuve tant redoutée de l’entretien d’embauche.

Depuis sa création, une quarantaine d’étudiants ont eu recours sous une forme ou une autre à Passerelles. Le rayon d’action de cette plateforme est actuellement limité aux villes de Tours et d’Orléans. Il pourrait prochainement s’étendre à toute la région Centre-Val de Loire.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
emploi économie social université éducation société