En région Centre-Val de Loire, le défi de dessin en ligne #Inktober lève l'ancre

Le personnage du Seigneur des Anneaux Peregrïn Touque, sous le crayon de Captain Breaksteel / © Capucine Brisacier
Le personnage du Seigneur des Anneaux Peregrïn Touque, sous le crayon de Captain Breaksteel / © Capucine Brisacier

Pour la dixième année consécutive, le défi Inktober va mettre à contribution les dessinateurs du monde entier. Chaque jour du mois d'octobre, ils vont dessiner et poster un dessin sur les réseaux sociaux, suivant une liste de thèmes suggérés.

Par Bertrand Mallen

Sortez pinceaux et crayons, le mois d'Inktober vient de commencer. Formé à partir du mot "Ink" ("encre" en anglais), ce défi né aux États-Unis en 2009 a pris des proportions mondiales sur les réseaux sociaux. Au point que les dessinateurs et dessinatrices de la région Centre-Val de Loire se sont laissé contaminer à leur tour.

@_lapattegauche est une dessinatrice et une photographe de Blois, dans le Loir-et-Cher
"Il y a quelques années, je voulais améliorer ma technique d'encrage, donc je me suis lancé dans un défi d'un mois pour m'améliorer", raconte le créateur d'Inktober, l'illustrateur américain Jake Parker, dans une vidéo publiée sur Youtube. "Depuis, ça a explosé !" Les règles d'Inktober sont simples et flexibles : à partir du 1er octobre, chaque jour, les participants vont créer et publier sur les réseaux sociaux un dessin en noir et blanc, inspiré par une liste de thèmes publiée par le créateur du défi.

 

"Anneau", "Stupide", "Appât"...

Mais concrètement chacun est en réalité libre de choisir ses thèmes et son rythme. L'Orléanaise Capucine Brisacier, alias Captain Breaksteel, participe pour la deuxième fois au challenge, mais suit pour la première fois la liste officielle : "C'est toujours intéressant de voir les différentes interprétations sur un même mot". "Ring" ("anneau") le premier jour, "Mindless" ("stupide") le deuxième, "Bait" ("appât") le troisième... les idées ne manquent pas dans les créations partagées en ligne. Fan de Game of Thrones, Captain Breaksteel articule souvent ses dessins autour de films cultes comme le Seigneur des Anneaux ou Shining.

"Appât", comme la tentative ratée du docteur Ian Malcolm d'attirer le T-Rex loin de la voiture avec les enfants dans Jurassic Park


 

Créer l'émulation autour du dessin

"Le but c'est de créer une dynamique autour d'un intérêt commun", note Capucine. "Qu'on y passe cinq minutes par jour, ou dix minutes ou trois heures", il s'agit de s'amuser et de créer l'émulation. C'est l'occasion pour les amateurs comme elle de prendre en confiance et de tester leur créativité, et aux professionnels de tenter des expériences.

"Vous pouvez le faire tous les jours, ou alors le faire en mode semi-marathon et publier un jour sur deux, ou juste poster une fois par semaine", poursuit de son côté le créateur du concept sur son site. "Quoi que vous décidiez, soyez juste réguliers. Inktober c'est avant tout pour grandir, s'améliorer et se créer des habitudes postitives, donc plus vous êtes réguliers mieux c'est."

La région Centre-Val de Loire est également une source d'inspiration jusqu'au bout du monde, comme le prouve ce dessin de la cathédrale de Chartres par une artiste japonaise.

Libre par essence, l'événement compte son lot de variantes, comme celle de l'hilarant compte Twitter @garagedeloffre, qui propose un dessin de chien par jour avec #Inktoutouber :
 

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