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Indre-et-Loire : le centre de déradicalisation de Pontourny est désormais vide

© France 3 Centre-Val de Loire
© France 3 Centre-Val de Loire

C'est une information de nos confrères d'Europe 1. Le centre de déradicalisation de Pontourny ouvert en grande pompe en septembre dernier serait vide. Le tout dernier pensionnaire aurait quitté le centre mercredi. Le centre a toujours été rejeté par une partie de la population locale. 

Par Fabienne Marcel

L’un des derniers pensionnaires de Pontourny a été arrêté mi-janvier dans le Bas-Rhin pendant une permission. Il est soupçonné d’avoir voulu se rendre en Syrie. Une information qui avait suscité l'éffroi des riverains du centre de déradicalisation qui ont toujours milité pour sa fermeture. 

Le dernier pensionnaire est resté deux mois

Le tout dernier pensionnaire aurait quitté le centre le mercredi 8 février, deux mois après son entrée, en décembre. Selon nos confrères d'Euope 1, il en a été exclu parce qu’il ne correspondait plus aux critères. Et pour cause : ce tout jeune majeur originaire de l’Ouest de la France a été condamné mercredi pour violences et apologie du terrorisme, à quatre mois de prison avec sursis et des travaux d’intérêt général. Les faits datent d’il y a trois ans, alors qu'il était mineur mais le centre ne pouvait plus le garder.

Un rejet de la France amplifié

Toujours selon nos confrères d'Europe 1, le passage du pensionnaire de quelques semaines au centre de dréadicalisation de Pontourny a eu l’effet inverse de celui recherché. L’encadrement avait noté qu’il vivait le programme comme du prosélytisme anti-islam et qu’il semblait se radicaliser d’avantage. Son rejet de la France tendait à s’amplifier. Alors, il ne peut plus rester dans le centre mais il ne peut pas non plus rentrer chez lui car les violences pour lesquelles il vient d’être condamné concernent les membres de sa famille.

Il va donc passer quelques jours à l’hôtel, toujours suivi par les services de l’État qui vont chercher une solution, une structure d’accueil. Malgré cet échec, le ministère de l’Intérieur ne remet pas en cause l’existence de centre, les profils accueillis pourraient même varier. Fin janvier pourtant, Bruno Le Roux excluait la fermeture de ce centre, indiquant qu'il fallait "encore continuer à travailler".

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