Cet article date de plus de 6 ans

Le Téléphone Grave Danger : un système d'alerte pour les victimes

Ce mardi 25 novembre, c'est la journée mondiale des violences faites aux femmes. En Indre-et-Loire, une convention Téléphone Grave Danger vient d'être signée. Le dispositif permet aux victimes de violences conjugales d'alerter immédiatement en cas de danger.

Mise en place du dispositif Téléphone Grave Danger en Indre-et-Loire

Expérimenté dans 13 autres départements, le dispositif Téléphone Grave Danger est un téléphone portable d'alerte pour femmes victimes en grave danger. Ce système a permis de sauver des vies, d'interpeller et de sanctionner des auteurs de violences conjugales. Mais pour bénéficier de cet appareil, la victime doit avoir accepté au préalable de porter plainte puis qu'une condamnation ait suivi. 

En relation avec Mondial Assistance

La victime peut alors donner immédiatement l'alarme en cas de tentative de récidive de la personne violente. Le bénéficiaire du téléphone sera en relation avec Mondial Assistance qui évaluera la gravité et l'actualité du danger. Si la personne est estimée en danger, Mondial Assistance fera alors appel à la gendarmerie pour dépêcher une patrouillle au plus vite.

L'ADAVIP 37(Association d'Aide aux Victimes d'Infractions Pénales) qui sera en charge d'étudier les dossiers qui seront ensuite présentés au procureur de la République. Elle accompagnera également les personnes équipées. Pour l'heure seuls quatre téléphones ont été prévus pour le département. Mais c'est déjà un début. Chaque année en France 223.000 femmes sont victimes de violences conjugales. En 2014, 118 ont été tuées sous les coups de leur conjoints ou ex-conjoints.

Les choses évolues même si le nombre de victimes ne diminue pas. En Indre-et-Loire par exemple, 1000 interventions en matière de violences intra-familiales de police secours depuis le début de l'année ont été recensées et plus de 250 plaintes qui ont été déposées. 


►Reportage M. Mendy / P. Ferret

durée de la vidéo: 01 min 52
Violences faites aux femmes en Touraine

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
violence faits divers société