André Giansily, poilu disparu en 1916 à Verdun, rapatrié en Corse

Les descendants d'André Giansily attendent son retour en Corse. Les ossements de deux soldats français tombés en 1916 à Verdun, qui avaient été découverts au printemps et identifiés, vont être rapatriés dans leurs communes d'origine, en Gironde et en Corse, pour y être inhumés.

André Giansily avec l'uniforme du 140e Régiment d'Infanterie
André Giansily avec l'uniforme du 140e Régiment d'Infanterie © France Télévisions
Les ossements de ces deux poilus, Jean Caillou et André Giansily, avaient été déterrés avec ceux de 24 de leurs camarades fin mai à Fleury-devant-Douaumont, l'un des villages rayés de la carte durant la terrible bataille de Verdun en 1916.

Les restes de Jean Caillou ont été réclamés par la mairie de Cestas (Gironde), sa commune d'origine, dont le maire actuel, Pierre Ducout, est un parent éloigné. Il sera inhumé dans le carré militaire du cimetière de la ville, lundi prochain, pour la cérémonie de l'Armistice du 11-Novembre.

De leur côté, les descendants d'André Giansily attendent son retour en Corse samedi, pour une inhumation au cimetière de Vescovato en Haute-Corse, qui doit avoir lieu après le 12 novembre, a précisé la mairie du village.

Parmi les 26 poilus redécouverts au total, "seulement 7 ont été identifiés". Et mis à part les cas de Jean Caillou et d'André Giansily, "personne ne s'est manifesté" pour rapatrier les autres, selon Marc Miné, responsable des cimetières militaires de la Meuse.

Les 24 poilus restants devraient être inhumés ultérieurement à la nécropole nationale de Douaumont (Meuse), à une date restant à déterminer.

A la recherche de la famille d'Antoine Calzi

95 ans après la fin de la Grande Guerre, l'histoire a également surgi en retournant la terre d'un champs sur la commune d'Agny, dans le Pas-de-Calais, en août 2012. La plaque d'identité d'un autre poilu corse, Antoine Calzi, a été découverte.

Une association a entamé des recherches en vue de la restituer à sa famille. 

Sur la base des inscriptions encore visibles et en consultant sa fiche d'affectation militaire de l'époque, ces membres ont pu établir que la plaque a appartenu à un Antoine Calzi, né le 31 juillet 1894 à Gavignano dans le canton de Morosaglia.

C'est avec ces premiers élément que les membres espèrent récolter des informations qui pourraient les mener à une restitution.
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