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Fièvre catarrhale: “nous ne tuerons pas nos brebis” déclare le syndicat Via Campagnola

Dans un communiqué publié ce 18 novembre, le syndicat Via Campagnola qui réclame le départ du directeur régional de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt, demande  que la totalité des pertes économiques soit prise en compte rapidement par l’État.

Par Jean Crozier

Non ! Nous ne tuerons pas nos brebis, le DRAF doit partir ! affirme le communiqué de Via Campagnola en date du 18 novembre. Depuis l'apparition de la fièvre catarrhale en Corse les éleveurs touchés par l'épizootie n'ont encore reçu aucune aide de l’État ! Seules les brebis mortes (environ 8% des brebis infectées) feront l'objet d' une indemnisation.

Qu'advient-il des pertes économiques -interrogent les éleveurs de Via Campagnola- liées :
• aux brebis infectées et improductives
• aux agneaux morts
• à la lactation nulle ou très faible
• aux surcoûts alimentaire et sanitaires
• à la conduite d'agnelles de renouvellement jusqu'à l'age de production (plus de 2 ans)


La seule alternative que nous propose l’État est d’abattre nos brebis en l'attente d'une indemnisation, dont on ne connait toujours pas le montant.
NON, nous ne tuerons pas nos brebis pour obtenir la trésorerie nécessaire à la survie de nos exploitations.



En conclusion de son communiqué, Via Campagnola demande que la totalité des pertes économiques soit prise en compte rapidement par l’État.

Afin de maintenir en activité les bergers touchés par la FCO nous demandons aussi :
• la prise en compte totale des cotisations sociales de l'année 2014,
• le report des échéances bancaires,
• l'obtention de l'aide sociale pour les éleveurs qui le demanderaient,
• le maintien des niveaux des aides PAC qui pourraient être impactés par la mortalité, pour l'année 2014.



Le DRAAF doit partir, chacun a pu juger son niveau de compétence dans la gestion de cette crise.
Nous souhaitons qu'un nouvel interlocuteur soit nommé pour reprendre les négociations.

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