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Deux nouvelles mises en examen pour le meurtre de Taib Adaimé à Prunelli di Fiumorbu, cinq hommes incarcérés à Borgu ce samedi soir.

Dominique Alzéari, procureur de la République à Bastia (Illustration) / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA/AFP
Dominique Alzéari, procureur de la République à Bastia (Illustration) / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA/AFP

Deux hommes ont été mis en examen samedi à Bastia, portant à cinq depuis la veille et neuf depuis mai le nombre de mis en cause pour le meurtre de l'ouvrier agricole marocain Taib Adaimé dans le village de Prunelli di Fiumorbu en Haute-Corse, a indiqué le parquet.. L'homme avait été tué en février.

Par Michèle Mignot avec AFP


Trois autres hommes avaient été mis en examen vendredi et les cinq individus ont été incarcérés à la maison d'arrêt de Borgo. Interpellés en début de semaine, ils ont été mis en examen pour "vol en bande organisée et violences avec armes ayant entraîné la mort".

Quatre hommes ont déjà été mis en examen en mai dernier dans cette affaire pour "extorsion de fonds en bande organisée ayant entraîné la mort".
La victime, Taib Adaime, un ouvrier agricole marocain de 48 ans en situation régulière dans le village de Prunelli di Fium'Orbu, avait été tuée d'une seule balle de 9 mm tirée avec un fusil à pompe à son domicile le 24 février.

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Racket homicide
Dominique Alzeari Procureur de la Republique de Bastia ; Daniel Viard\Commandant du détachement de la Section de Recherche de Bastia


Ses agresseurs avaient dérobé son argent et son frère avait été blessé à coups de crosse. Les deux hommes dînaient ensemble quand plusieurs individus cagoulés et armés avaient fait irruption chez eux. Taib Adaime, qui avait tenté de s'enfuir, avait été atteint par un tir mortel devant la maison.

Selon le procureur de la République à Bastia, Dominique Alzéari, les agresseurs appartenaient à une bande composée de Corses et de Maghrébins âgés de 17 à 21 ans. Ils sont soupçonnés d'avoir agressé et racketté au moins à cinq reprises des ouvriers agricoles marocains, de novembre 2012 à février 2013, dans la région de la plaine orientale, pour des motifs n'ayant rien à voir avec le racisme.

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