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Le contrôle au coeur du procés du fromager Ottavi

13/09/10 - Le procureur général Yves Paillard (à gauche) lors du procès de la fromagerie Ottavi / © FTViaStella/capture d'écran
13/09/10 - Le procureur général Yves Paillard (à gauche) lors du procès de la fromagerie Ottavi / © FTViaStella/capture d'écran

Renvoyé en octobre dernier, après le dépôt d'une question prioritaire de constitutionnalité, le procès du fromager Ottavi, accusé d'avoir utilisé du lait importé pour fabriquer des fromages labellisés s'est tenu ce 10 décembre devant le tribunal correctionnel de Bastia. Délibéré le 8 janvier 2014.

Par Jean Crozier

En octobre dernier, la défense du fromager corse avait remis en cause les procédures de contrôle.

Elle avait déposé une question prioritaire de constitutionnalité, selon laquelle les procédures de contrôle de la fabrication de produits laitiers seraient peu ou non définis.

La SARL fromagerie Ottavi, poursuivie pour "tromperie sur la marchandise" qui réclamait également des exceptions pour nullités avait obtenu  le renvoi du dossier.
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Une fraude présumée aux fromages devant la justice
Compte rendu par Antoine Albertini en langue corse


Le contrôle, au coeur de l'affaire Ottavi


Ottavi, important industriel de l'agroalimentaire local, est accusé d'avoir mélangé des laits corses et non corses pour fabriquer des fromages labellisés.
C'est interdit. Ses produits n'auraient pas non plus été correctement étiquetés.
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Les importations de lait au coeur du procès
Gilles Anjoubault Chef de Service sécurité alimentaire et protection économique des consommateurs REportage : Explications, Sylvie Wolinsky, Guillaume Leonetti.

 

La question des importations de lait

500 exploitations détiennent des ovins en Corse. La vocation principale de ces élevages est la production de lait. Chaque année, 15 millions de litres sont produits, les brebis en donnent 10,5 millions de litres.

Ces quantités font de la Corse le troisième bassin français de production et pourtant elle ne suffisent pas à satisfaire le marché.

Chaque année, de 1,5 à 2 millions de litres sont importés. Ils viennent de l'Aveyron, du Sud est de la France ou de Sardaigne. Ces importations font polémique depuis longtemps.

Ce que les bergers dénoncent, parfois avec colère comme en 2009 sur le port de Bastia, c'est l'utilisation de cette matière première pour fabriquer des produits étiquetés corses.

Seule issue : un cadre réglementaire identifiant le fromage 100% local. Une traçabilité qui fait défaut, hors des AOC, appellation d'origine contrôlée.

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