Renvoi de la décision de remise aux autorités italiennes du présumé chef mafieux Lo Russo

Antonio Lo Russo, Aix-en-Provence, le 16 avril 2014 / © AFP PHOTO / BORIS HORVAT
Antonio Lo Russo, Aix-en-Provence, le 16 avril 2014 / © AFP PHOTO / BORIS HORVAT

La cour d'appel d'Aix-en-Provence a finalement renvoyé le 24 avril  à l'audience du 29 avril sa décision sur la remise aux autorités italiennes d'un chef mafieux napolitain, interpellé le 15 avril à Nice dans le cadre de l'exécution d'un mandat d'arrêt européen, a-t-on appris de source judiciaire.

Par Jean Crozier avec AFP

Lors d'une audience le 22 avril dernier de la chambre de l'instruction de la cour d'appel, la date du 7 mai avait été initialement retenue.

La chambre avait alors demandé aux autorités italiennes "qu'elles précisent si une condamnation a été prononcée depuis l'émission du mandat d'arrêt européen" à l'encontre d'Antonio Lo Russo, qui a consenti à être remis aux autorités italiennes, aucune condamnation ne figurant dans ce mandat européen.

Condamné en Italie à 20 ans de prison pour association mafieuse et constitution de bande organisée ayant pour but le trafic de drogue, Antonio Lo Russo, 33 ans, en fuite depuis quatre ans, fait l'objet d'un mandat d'arrêt européen délivré en février 2011.

Il est considéré comme le chef actuel du clan le plus puissant de la Camorra napolitaine et faisait partie des 100 criminels les plus recherchés de la péninsule.

A la sortie de l'audience son avocat Luc Febbraro avait expliqué que "lorsque l'on est condamné par défaut en Italie on ne peut revenir en arrière (nouveau procès en présence du mis en cause, NDLR) comme dans la procédure française".

Une particularité qui avait conduit dans le passé la France à ne pas remettre à l'Italie plusieurs activistes recherchés pour leur participation supposée aux attentats des "années de plomb", avait-il rappelé.

Antonio Lo Russo a été interpellé avec son cousin Carlo Lo Russo, 23 ans, recherché pour tentative d'homicide. Les deux hommes qui n'étaient pas armés, avaient été interpellés dans le plus grand calme, dans un restaurant par les gendarmes de la section de recherches de Marseille et de la brigade de recherches de Nice, qui travaillaient en coordination avec les carabiniers de la direction anti-mafia de Naples.

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