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Le Maire de Bastia interpelle Ségolène Royal sur le danger du remorquage du Concordia

Corse: le maire de Bastia alerte Ségolène Royal sur les risques de pollution au passage du Concordia / © GIUSEPPE CACACE / AFP
Corse: le maire de Bastia alerte Ségolène Royal sur les risques de pollution au passage du Concordia / © GIUSEPPE CACACE / AFP

Le maire de Bastia, Gilles Simeoni, indique avoir alerté la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal sur les risques liés au passage devant les côtes corses de l'épave du Costa Concordia, alors que "ni les Corses ni leurs élus n'ont été consultés ou simplement informés des risques éventuels".

Par Grégoire Bézie avec AFP

Les opérations de remorquage du Concordia comprennent un passage à 25 km des côtes corses et sont "potentiellement dangereuses en termes de risques environnementaux et de pollution", a écrit Gilles Simeoni à Ségolène Royal dans une lettre datée du 11 juillet et rendue publique mardi.

Gilles Simeoni, qui demande quelles sont les dispositions prises pour éviter toute éventuelle pollution, mentionne "un rapport interne de l'armateur" du Concordia, selon lequel "pendant le transfert, il est possible qu'il y ait des rejets en mer d'eaux intérieures, de substances, d'hydrocarbures" présentant, selon l'édile, "un impact environnemental non négligeable".

Les opérations de renflouement du paquebot géant, dont l'échouage le 13 janvier 2012 sur le rivage de l'île toscane du Giglio avait fait 32 morts, ont débuté lundi. Le remorquage vers le port italien de Gênes, où il doit être démantelé, doit débuter le 20 juillet.

Le risque de pollution, ajoute Gilles Simeoni, est "majoré par le mauvais état de l'assise de l'épave".

"Toute éventuelle pollution serait susceptible d'impacter directement les côtes bastiaises, du Cap corse, voire de la Plaine orientale (au Sud de Bastia, ndlr), lesquelles constituent une richesse majeure du patrimoine environnemental et économique de la Corse", a-t-il souligné, exprimant son "étonnement" face à l'absence de "communication officielle de la part des services de l'Etat".

"De même et à ma connaissance", a-t-il ajouté, "ni les Corses ni leurs élus n'ont été consultés ou simplement informés des risques éventuels engendrés par ces opérations de remorquage et des précautions prises pour les faire disparaître".

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