Marche blanche à Bastia en mémoire de l'institutrice tuée à Albi

15/07/14 - Marche blanche à Bastia en mémoire de l'institutrice tuée à Albi / © FTVIASTELLA
15/07/14 - Marche blanche à Bastia en mémoire de l'institutrice tuée à Albi / © FTVIASTELLA

Au moins 300 personnes ont participé mardi 15 juillet à une marche blanche organisée à Bastia (Haute-Corse) pour rendre hommage à Fabienne Terral-Calmès, l'enseignante poignardée le 4 juillet dans sa classe de maternelle par une mère d'élève à Albi (Tarn), 

Par Grégoire Bézie

L'initiative, nationale, est née sur les réseaux sociaux. Dans chaque ville de France, au même moment, un même hommage a eu lieu. A Bastia, le cortège s'est mis en marche peu après 14h depuis le Palais de justice, empruntant l'artère principale de la ville vers l'Inspection académique de Haute-Corse.

La marche silencieuse s'est conclue devant le bâtiment où des fleurs ont été déposées. Tandis que des ballons blanc s'élevaient dans le ciel, une minute d'applaudissements est venu rendre "un dernier hommage à la joie de vivre et la carrière" de l'institutrice.

L'enseignante, âgée de 34 ans, a été tuée d'un coup de couteau dans sa classe de maternelle par une mère d'élève déséquilibrée le 4 juillet, au dernier jour de l'année scolaire.

Fabienne Terral-Calmès a reçu l'insigne de chevalier de la Légion d'honneur, à titre posthume, le 14 juillet.

Cette nomination est accordée "à titre exceptionnel" en vertu d'un article qui permet de nommer "des personnes tuées ou blessés dans l'accomplissement de leur devoir et qui sont reconnues dignes de recevoir cette distinction", selon un communiqué de la Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur.

Ses deux filles bénéficieront du statut de "pupille de la nation impliquant une prise en charge financière et éducative", a annoncé Benoît Hamon.

L'institutrice est "morte au service de l'école de la République", a dit le ministre de l'Education nationale, relevant "les devoirs et la dette de l'Etat à l'égard de sa famille et de ses enfants".

Cela permettra à ces deux filles de "disposer du statut de pupille de la nation impliquant une prise en charge financière et éducative reconnaissant la lourde dette à l'égard des enfants" de l'institutrice, a ajouté le ministre.

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