Crash de la caravelle Ajaccio-Nice, l'enquête une nouvelle fois classée sans suite

Avec l'inscription de l'hypothèse d'une bavure de l'armée dans un procès verbal du dossier par le juge d'instruction à Nice, les familles espèrent que la lumière soit faites sur les circonstances ayant mené au crash de la Caravelle Ajaccio-Nice, en 1968. / © FTVIASTELLA / INA
Avec l'inscription de l'hypothèse d'une bavure de l'armée dans un procès verbal du dossier par le juge d'instruction à Nice, les familles espèrent que la lumière soit faites sur les circonstances ayant mené au crash de la Caravelle Ajaccio-Nice, en 1968. / © FTVIASTELLA / INA

Le vol Ajaccio-Nice 1611 d'Air-France, qui a fait 95 morts en septembre 1968 a-t-il été abattu par erreur lors d'un exercice militaire français ? 46 ans après les faits et malgré la réouverture d'une enquête pour "soustraction de preuves", la justice a une nouvelle fois classé l'affaire.

Par Grégoire Bézie

Le vol 1611 Air France était un vol opéré par Air France effectué par une Caravelle SE-210, en provenance d'Ajaccio et à destination de Nice.

L'avion s'est abîmé en mer le 11 septembre 1968 au large de Nice, tuant les 95 personnes présentes à bord. Officiellement, la cause de l'accident a été attribuée à un incendie survenu à l'arrière de la cabine dont l'origine reste inexpliquée.

Mais certains témoins estiment que l'accident aurait été causé par un tir de missile, car ce jour là il y avait des exercices militaires et que les vraies raisons ont été occultées par le gouvernement français.

une lueur bleu qui venait de derrière la caravelle


Les témoignages recueillis parlent en effet de "lueur bleu qui venait de derrière la caravelle". D'autres évoquent des rapports secrets indiquant que "la caravelle s'est présentée et a été prise pour cible"... La justice conclura à un accident "inexpliqué". 

L'affaire semblait donc classée par prescription mais un technicien de France 3 s'est souvenu qu'une équipe de reportage avait filmé la salle des exercices militaires au moment du crash et enregistrée une conversation de l'armée, sur laquelle on entendrait : "elle nous a échappé, on l'a perdue...". Juste après le drame, les renseignements généraux seraient venus saisir cette bande .

Saisie "pour soustraction de preuves", la justice française a été contrainte de rouvrir une enquête en mars 2012. Mais au terme d'une procédure d'enquête jugée infructueuse, le parquet a décidé de refermer une nouvelle fois le dossier.

Reportage : Jean-Bernard Vitiello, Didier Beaumont
Crash du vol Ajaccio-Nice d'Air France, l'enquête classée
Etienne Bonnet, archives; Michel Laty, mai 2011; Alain Frasquet; Me Paul Sollacaro, avocat des familles des victimes; Mathieu Paoli, président Association Famille des victimes.

 

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