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Bataille de chiffres autour des policiers “blessés et contusionnés” près du stade de Bastia

© FTVIASTELLA
© FTVIASTELLA

Le ministère de l'Intérieur affirme, ce dimanche, que 44 membres des forces de l'ordre ont été "blessés ou contusionnés" en marge du match Bastia-OM hier soir, après des affrontements avec les supporters bastiais. Mais seuls 8 CRS ont été admis à l'hôpital, en majorité pour des acouphènes.

Par Rémi Clément avec AFP

Que s’est-il vraiment passé aux abords de Furiani samedi soir ? Le ministère de l’Intérieur annonçait aujourd'hui que 44 policiers et gendarmes avaient été "blessés ou contusionnés", lors de violents affrontements en marge du match entre Bastia et Marseille. Selon une source proche du dossier, une centaine de supporters, "a priori bastiais", s’en seraient pris aux membres des forces de l’ordre positionnées près de l’enceinte sportive en leur jetant des bombes agricoles, des barrières et des pierres.

Mais selon nos informations, des 44 membres des forces de l’ordre "blessés et contusionnés", seuls 8 ont été admis à l’hôpital, en grande partie pour de simples acouphènes provoqués par l’explosion de bombes artisanales. De même, une source policière indiquait cet après-midi au Monde que le chiffre de 44 policiers blessés avait été annoncé "un peu hâtivement."

Le ministère de l'Intérieur annonce des sanctions


Interviewé sur France Info, ce matin, le porte-parole du ministère de l’Intérieur a pourtant maintenu la version officielle selon laquelle des "heurts très violents" et "tout à fait inacceptables" ont émaillé la rencontre, l’œuvre de "voyous" et de "délinquants." Et annoncé des sanctions. A l’encontre des supporters fautifs qui, une fois identifiés, pourraient se voir signifier des interdictions de stade. Et, contre le club lui-même, qui pourrait subir des "sanctions sportives" à l’issue de l’enquête qui sera ouverte par la LFP.

Dans un communiqué, le SCB a réagi en estimant avoir "respecté à la lettre les mesures qui avaient été déterminées lors des réunions préalables de sécurité placées sous l’égide du Préfet de Haute-Corse." Le club ajoutant qu’il ne saurait être tenu responsable des incidents "qui auraient pu être constatés notamment lors de l’après-match" étant donné qu’ils se sont déroulés "en dehors du périmètre du stade."

La LFP évoque des "suites disciplinaires éventuelles"


Le président de la LFP, Frédéric Thiriez a lui aussi réagi, un peu plus tard, condamnant "avec la plus grande fermeté les violences inadmissibles qui ont entouré hier soir la rencontre qui s’est déroulée à Bastia." La Ligue de Football Professionnel a indiqué qu'elle attendait d'avoir plus d'informations avant d'examiner le dossier "pour des suites disciplinaires éventuelles." "Quoiqu'il en soit, selon Frédréric Thiriez de nouvelles mesures restrictives devront être prises pour éviter la répétition de tels incidents."

Sur les réseaux sociaux, les incidents ont suscité de nombreux commentaires acerbes d'observateurs politiques ou de commentateurs sportifs. Le journaliste de Canal+, Pierre Ménès a ainsi tancé le club bastiais:

Le candidat socialiste malheureux à la mairie de Marseille, Patrick Mennucci est, lui, allé beaucoup plus loin, jugeant la réaction du club bastiais digne de Ponce Pilate, le préfet romain qui avait condamné à mort Jésus, tout en niant sa responsabilité:






Incidents Furiani

 

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