Assassinat de Maxime Susini : la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille devrait se saisir de l’enquête 

L'assassinat de Maxime Susini, il y a trois semaines, à Cargèse, a frappé l'opinion publique insulaire... / © Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP
L'assassinat de Maxime Susini, il y a trois semaines, à Cargèse, a frappé l'opinion publique insulaire... / © Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP

La demande du procureur d'Ajaccio est intervenue il y a déjà plus de 3 semaines. L'enquête sur l'assassinat de Maxime Susini, commis le 12 septembre dernier, doit être transférée dans la semaine à un magistrat de la Juridiction interrégionale spécialisée de Marseille. 

Par France 3 Corse ViaStella

La juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille devrait se saisir de l'enquête sur l'assassinat de Maxime Susini d'ici la fin de la semaine. La demande en avait été faite début novembre par le procureur d'Ajaccio Éric Bouillard.

Selon nos informations, les services de la gendarmerie et de la police judiciaire seront co-saisis. Depuis l'assassinat le 12 septembre dernier à Cargèse, le collectif Massimu Susini ne cesse de dénoncer un crime commis par une bande maffieuse. 

 
Assassinat de Maxime Susini : la Jirs de Marseille devrait se saisir de l’enquête 
Intervenants - Josiane Chevalier, préfète de Corse. Equipe - Dominique Moret ; Jean-André Marchiani ; Dominique Lameta.


Le transfert du dossier à la Jirs est perçu comme une confirmation. « La Jirs, traite des affaires, habituellement, à partir du profil de la victime. Cette fois-ci, c’est à partir du profil des assassins. C’est une bande criminelle organisée qui dépasse le village de Cargèse », expliquait Jean-Toussaint Plasenzotti, oncle de Maxime Susini, le 5 novembre dernier. 
 

Polémique

Ce rebondissement intervient en pleine polémique. Dans une lettre, le collectif Massimu Susini a accusé vendredi la préfète de Corse de ne rien faire pour endiguer la maffia. Ce lundi, Josiane Chevalier répond en exhortant le collectif à donner des éléments qui permettront d'orienter le travail des services de l'Etat. 
 


Quant au mot de Mafia : « Le terme mafia n’est pas approprié en Corse, surtout quand on regarde l’histoire de la mafia en Italie. On n’est pas du tout dans les mêmes organisations. Néanmoins, je ne conteste pas et je ne l’ai jamais contesté. Mes propos ont été déformés, cessons de faire de la querelle sémantique, passons ensemble à l’action », soutient Josiane Chevalier. 

En matière d'action, les attentes sont nombreuses. Bien plus nombreuses que les condamnations pour assassinat devant une cour d'assise


 

Sur le même sujet

Les + Lus